Les travailleurs de l’Hôpital de la Paix de Ziguinchor ont décrété 48 heures de grève hier, jeudi 16 février. C’est, selon eux, un avertissement pour attirer l’attention des autorités sur la situation de cet établissement de santé, qui souffre de nombreux maux.

«Au niveau de la pédiatrie, la table de réanimation est tombée en panne depuis belle lurette. On est obligé de transférer les nouveau-nés vers l’hôpital régional, a dénoncé Bacary Diémé, un des syndicalistes de la structure de santé. On n’a même pas de centrale d’oxygène, d’ambulance médicalisée et de scanner.»

Par ailleurs, la situation des travailleurs est décrite comme des plus sombres. Bacary Diémé : «L’écrasante majorité des travailleurs détiennent depuis des années des contrats à durée déterminée. Et depuis lors, ils attendent d’être embauchés, ce qui tarde à venir. Toujours, ce sont des promesses que nous recevons des autorités.»

Réagissant à la sortie des travailleurs de l’établissement qu’il dirige, le directeur de l’Hôpital de la Paix, Fadel Sarr, a précisé : «L’acquisition d’un scanner demande des investissements lourds, et cette tâche incombe à la tutelle. Pour l’ambulance médicalisée, l’État a prévu dans on budget en cours l’achat d’une centaine, et la demande de l’hôpital de la Paix est prise en compte dans ce lot.»

En outre, s’il reconnaît que le versement des cotisations sociales n’est pas effectif, Fadel Sarr assure que «depuis le début de l’année beaucoup de contrats en bonne et due forme ont été octroyés (à certains) travailleurs (tandis que) d’autres ont reçu leurs contrats à durée indéterminée».

Les Échos

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