Le rapport 2015 de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) intéresse particulièrement les bureaux exécutifs de Jamra & Mban Gacce. Le journal l’As précise que l’attention de l’Ong islamiste a été attirée par le fait que des «personnes politiquement exposées (Ppe)» se sont particulièrement illustrées dans le recyclage de l’argent issu du trafic international de drogue. Satisfaits du travail du Centif, les deux organisations en croisade contre la drogue, exhortent l’Etat à plus de célérité dans la mise en oeuvre des recommandations des experts de la Centif. Et selon Jamra & Mban Gacce, le rapport de la Centif constitue une réplique aux détracteurs de la «Loi Latif Guèye». Laquelle, disent-ils, n’a pas pour vocation de prôner de remplir les prisons. Ils demandent à ce qu’on arrête de dire que la «Loi Latif Guèye» provoque l’encombrement des prisons qui devraient plutôt accueillir les gros dealers que de petits fumeurs de Yamba. Imam Massamba Diop et ses camarades demandent aux autorités de s’attaquer résolument à la véritable racine du mal c’est-àdire les gros convoyeurs de drogues dures, «grands corrupteurs devant l’Eternel, qui brassent des milliards, détruisent la jeunesse, boostent la criminalité et déstabilisent notre économie, en y recyclant leur argent sale».

 

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