Le Comité régional de Lutte contre les Violences Faites aux Femmes et aux enfants a organisé ce mercredi 11 janvier 2017 une séance de causerie au profit des filles du quartier Mosquée2 de Kédougou.

Jusque là, beaucoup d’acteurs de la société civile dirigeaient leurs actions de sensibilisation sur les mariages d’enfants de façon indirecte. Les filles, principales victimes de ce phénomène social étaient mises en marge et ne bénéficiaient pas d’assez d’informations pour mieux s’armer. C’est ce qu’a compris le CLVF/Kédougou en orientant une partie de ses activités sur les filles. Au quartier Mosquée 2, une vingtaine de filles et de garçons ont pris part à une séance de causerie sur le thème « Mariages d’enfants ».

A la suite d’un bref exposé introductif de Mme Fily Cissokho qui  a expliqué de façon naturelle, dans un langage accessible aux enfants les différentes formes de violences, les participantes ont réussi à identifier les principales causes des mariages d’enfants.

La réponse à ces questions ne s’est pas attendre.  Aminata a précisé que « Certains donnent tôt leurs filles en mariage parce qu’elles ont peur qu’elles tombent en état de grossesse. La grossesse hors mariage est une honte pour la famille. La grossesse précoce a beaucoup de conséquences sur la vie et la santé de l’enfant et de la mère » a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, les autres participantes ont cité entre autres la pauvreté, l’ignorance des parents, la recherche d’intérêts personnels comme des raisons qui amènent certains parents à se débarrasser très tôt de leurs filles.

Orientant  les filles vers le centre d’écoute du CLVF afin d’y avoir des possibilités de prise en charge, Mme Fily Cissokho a mis un accent particulier a   d’autres formes de violences à prendre en compte.

« Vous, jeunes filles, vous devez savoir que les châtiments corporels sont interdits dans le foyer. Vos parents ont le devoir de vous trouver des extraits de naissance. Personne ne doit vous donner en mariage avant l’âge de 18 ans. Les mariages d’enfants se terminent par des dangers. Pour éviter les mariages d’enfants, il faudrait que vous puissiez adopter des comportements exemplaires. Vous devrez vous consacrer à vos études pour réussir et de ne dépendre de personne. Méfiez-vous de l’argent facile » a-t-elle laissé entendre.

Il faut dire que la veille, le CLVF avait également organisé deux autres séances de sensibilisation sur les « mariages d’enfants » au quartier Dandé-Mayo. Au cours de ces différentes causeries, les participantes avaient pris l’engagement de continuer à éveiller les consciences afin que cessent ces formes de violences dans la région de Kédougou.

 

Adama Diaby à Kédougou  pou xibaaru.com

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