Des chercheurs américains estiment que les plaques d’athérosclérose à base de lipides ne seraient pas liées à un risque de crise cardiaque, contrairement aux plaques de calcium.

L’athérosclérose se caractérise par un dépôt de plaque composée de lipides sur la paroi des artères. A terme, ces plaques peuvent entrainer des lésions, une obstruction ou se rompre, provoquant une crise cardiaque. Si les spécialistes ont longtemps cru que les plaques de lipides étaient liées à une augmentation des risques de rupture et de crise cardiaque, une nouvelle étude semble suggérer que ce sont plutôt les dépôts de calcium dans les artères qui causent le problème.

Les chercheurs de l’Institut de cardiologie du Centre médical d’Intermountain, aux Etats-Unis, ont présenté ces conclusions aux dernières sessions scientifiques du Collège américain de cardiologie. Ils estiment que leurs travaux pourraient modifier la façon dont les médecins déterminent quels sont les patients les plus à risque de problèmes cardiaques.

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Les auteurs de l’étude ont suivi 224 patients atteints de diabète, mais ne souffrant pas de troubles de cœur, pendant sept années consécutives en analysant la composition de leurs plaques d’athérosclérose. Résultat : une plaque calcifiée est liée à une augmentation des risques de crise cardiaque, contrairement aux plaques à base de lipides.

Des travaux supplémentaires sont nécessaires pour confirmer cette première étude, mais les scientifiques estiment que cette découverte pourrait permettre de traiter les patients à risque avec des statines, un médicament utilisé pour diminuer le taux de mauvais cholestérol dans le sang, et éviter de traiter inutilement ceux qui ne courent pas de risque réel.

Santemagazine

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