Dans sa lutte pour la libération du fils de l’ancien président de la République, le Parti démocratique sénégalais (Pds) a fait de Karim Wade, le 21 mars dernier, son candidat à la prochaine présidentielle. Cette décision qui constitue un acte fort, à l’endroit de l’État sénégalais, n’est toutefois sans conséquence. Pour cause, le verdict de la Cour suprême qui a débouté le pourvoi en cassation de Karim Wade a confirmé l’arrêt de la Crei condamnant celui-ci à six ans de prison ferme. Aujourd’hui, il ne reste que l’internationalisation de l’affaire pour forcer l’État à libérer le candidat du Pds, voire une hypothétique grâce présidentielle que Karim Wade, lui-même, a refusée. Question à mille balles : le Pds n’est-il pas en train de manier un couteau à double tranchant ? En s’évertuant en effet à proclamer, urbi et orbi, qu’il n’a pas de Plan B et que Karim Wade est et reste son unique candidat, la formation libérale ne risque-t-elle pas de se retrouver sans porte-étendard à la prochaine présidentielle ? Voire de s’enfermer dans une sorte de voie sans issue qui pourrait lui être fortement préjudiciable en 2017.
Source sud

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