Arrêté vendredi dernier alors qu’il détenait un pistolet chargé à la Grande mosquée de Banjul où le nouveau président gambien, Adama Barrow, effectuait la prière de la mi-journée, Babucar Njie a été présenté à un juge avant-hier, mardi 14 février. Mais son procès a été renvoyé sine die.

Représentant l’Inspection générale de la police, l’inspecteur adjoint Abdoulie Bojang a demandé le report des débats, arguant que les enquêtes étaient en cours. Il a ensuite requis que le mis en cause soit gardé en prison parce qu’il pourrait s’échapper en cas de mise en liberté.

À la barre, Njie, qui faisait partie de la garde rapprochée de Jammeh, a maintenu ses déclarations faites juste après son arrestation. Il a une nouvelle fois déclaré qu’il ne voulait pas attenter à la vie de Barrow. Qu’il comptait remettre son arme aux autorités gambiennes.

Le juge Kanneh-Njie l’a renvoyé en prison en attendant de fixer la date pour une nouvelle audience. Mais il a mis en garde le ministère public en déclarant qui si l’enquête n’est pas bouclée d’ici à la prochaine comparution de Babucar Njie, il accordera une liberté provisoire à ce dernier.

Les Échos

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