PS' head of group, Laurette Onkelinx pictured during a plenary session of the Chamber at the federal parliament, in Brussels, Thursday 09 March 2017. BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

Les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles ont amené une peur « qui explique mais ne justifie pas toute une série de replis », a estimé lundi matin la cheffe de groupe PS à la Chambre Laurette Onkelinx sur La Première. Ils ont aussi permis à « une parole nauséabonde » de se libérer, alors qu’il « faut s’investir personnellement dans le vivre ensemble », a plaidé la socialiste.

« Nous ne sommes absolument pas sortis du 22 mars », a reconnu Laurette Onkelinx. « La peur est venue, ce qui explique – mais ne justifie pas – toute une série de replis. »

Les attentats de Bruxelles ont libéré « une parole nauséabonde sur les réseaux sociaux ». « Le racisme est inacceptable, il fabrique des violents et des terroristes, c’est une évidence », a affirmé la cheffe de file des socialistes. « Il faut s’investir personnellement dans le vivre ensemble, parce que la polarisation et la discrimination facilitent le travail des recruteurs. » Certains membres du gouvernement, dont le secrétaire d’Etat à la Politique d’asile et de migration Theo Francken, participent à cette polarisation de la société, a dénoncé la députée PS. « Dire ‘eux et nous’, les ‘Blancs bleus belges’, cela participe de la violence dans la société. »

Les travaux de la commission d’enquête sur les attentats ont permis de mettre en évidence « des fautes individuelles, de personnes qui ont par ailleurs eu un rôle majeur pour éviter d’autres attentats », a souligné Laurette Onkelinx. « Le filet de protection n’était pas assez serré, il faut une révision de notre système de sécurité. »

7sur7.be

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