Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a jugé mardi sur France 2 « opportuniste » et « choquant » François Fillon qui avait argué de son gaullisme et de son christianisme pour expliquer certains choix politiques.

Êtes-vous choquée par François Fillon qui s’est dit « gaulliste » et « chrétien »? « Oui », a répondu Mme Le Pen. « Ça a créé un sentiment de malaise. Les Français sont évidemment très attachés à leur foi, leur croyance religieuse lorsqu’ils en ont, mais l’utilisation opportuniste de cette foi pour se défendre d’une critique politique, c’est profondément contraire à la laïcité, aux valeurs qui sont les nôtres, c’est éminemment contestable », d’après elle.

L’eurodéputée a reproché au vainqueur de la primaire de la droite, son principal adversaire pour la présidentielle d’après les enquêtes d’opinion, de « justifier ses choix politiques par les convictions religieuses ».

« Comment lutter contre le communautarisme, contre ceux qui veulent faire de la politique au nom d’une religion, par exemple l’islam, si M. Fillon utilise ce type d’arguments sur la Sécurité sociale? », a-t-elle interrogé.

« En réalité, il s’agit pour lui de se défendre d’une critique tout à fait justifiée faite sur la brutalité de son projet, qui consiste à casser la « Sécu », que le FN comme la gauche pilonnent depuis fin novembre et la désignation de M. Fillon comme candidat de la droite. « Prenons un exemple, on est en pleine grippe, il se passera quoi si M. Fillon met en place son projet? Il n’y aurait plus de remboursement de frais liés à la grippe, la vaccination pour les personnes âgées? » a-t-elle demandé.

« Il n’y a pas de dynamique Fillon »
Alors que M. Fillon doit présenter ses voeux mardi matin à son nouveau QG de campagne, dans le XVe arrondissement de Paris, Mme Le Pen a jugé qu’il n’y avait « pas de dynamique Fillon ».

« Vous pourrez le répéter 30 fois, il n’y aura pas de dynamique, il y a un tassement de la campagne Fillon, il est embourbé dans un programme extrêmement brutal pour les Français, et embourbé dans des équipes qui manifestement n’arrivent pas à travailler ensemble car personne ne pense la même chose », a assuré l’eurodéputée.

7sur7.be

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