Le terroriste français le plus recherché au monde avait été ciblé par un drone de la coalition internationale mercredi 8 février dans la région de Mossoul, fief du groupe Etat islamique en Irak. Le Pentagone avait officiellement confirmé l’information quelques heures plus tard.

Les forces américaines présentes en Irak ont obtenu au cours des dernières 48 heures les résultats scientifiques qu’elles attendaient : selon nos informations, Rachid Kassim a ainsi été formellement identifié à l’aide d’une comparaison ADN, effectuée par l’intermédiaire des services français.

Dans la foulée de la frappe, la CIA (Central Intelligence Agency) avait déjà pu obtenir une photo du cadavre de l’islamiste radical, établissant ainsi une première identification. L’information, attendue avec fébrilité également à Paris, vient d’être transmise aux espions de la DGSE, les services secrets extérieurs français.

Toujours d’après nos informations, l’opération Kassim n’était pas un assassinat ciblé validé par l’Elysée, mais bien une volonté américaine de neutraliser le djihadiste français. L’islamiste roannais de 29 ans était aux yeux de Washington une « HVT »/High Value Target » (une cible de haute valeur, ndlr).  L’ancien rappeur devenu membre de Daech était devenu une menace très concrète pour les Etats-Unis : un homme capable de recruter et de manipuler, via la messagerie cryptée Telegram, de jeunes islamistes radicalisés en vue de commettre des attentats sur le sol américain.

Lci

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