Figure historique du Parti socialiste français, dont il fut le premier secrétaire, Henri Emmanuelli est décédé à l’âge de 71 ans. Ex-secrétaire d’État et président de l’Assemblée nationale, il incarnait l’aile gauche du PS.

L’ancien président de l’Assemblée nationale Henri Emmanuelli, figure historique du Parti socialiste (PS), est décédé à l’âge de 71 ans, a-t-on appris mardi 21 mars auprès du groupe socialiste de l’Assemblée.

Le député des Landes, ancien premier secrétaire du PS, avait apporté son soutien en janvier à Benoît Hamon, investi depuis candidat du PS à l’élection présidentielle d’avril-mai. En marge de son déplacement à Bruxelles, ce dernier s’est d’ailleurs dit bouleversé par la disparition de ce « frère en politique ».

« Homme de gauche, de convictions »

Pilier de la commission des Finances dont il avait été le rapporteur général et le président, il avait été candidat à l’investiture présidentielle en 1995 face à Lionel Jospin. Il représentait alors l’aile gauche du parti. En 2005, il avait pris fait et cause pour le « non » lors du référendum sur le traité constitutionnel européen.

Henri Emmanuelli avait également eu maille à partir avec la justice. Condamné en 1997 dans l’affaire Urba de financement illégal du PS, il avait dû renoncer durant deux ans à ses mandats de député et de président du Conseil général des Landes.

Plusieurs responsables politiques ont réagi à l’annonce de son décès. « Stupeur et émotion à l’annonce de la mort de Henri Emmanuelli, homme de gauche, de convictions », a réagi l’actuel premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, sur Twitter. « Premier secrétaire du PS loyal, président de l’Assemblée nationale respecté », ajoute-t-il.

France24  avec Reuters

 

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