Turkey's President Recep Tayyip Erdogan addresses his supporters in Eskisehir, Turkey Friday, March 17, 2017. Erdogan has called on Turks living in Europe to have at least five children, saying it would be the best response to European's "injustices." Erdogan made the comments Friday while campaigning in the city of Eskisehir for a referendum that would usher in a presidential system and enhance his powers. (Murat Cetinmuhurdar/Presidential Press Service, Pool Photo via AP)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’en est pris personnellement dimanche à la chancelière allemande Angela Merkel, l’accusant de « pratiques nazies », en référence à l’interdiction de meetings électoraux en faveur du oui au référendum turc du 16 avril.

La Turquie avait déjà accusé au début du mois l’Allemagne d’user de pratiques « nazies » en empêchant des meetings, et en refusant la participation de ministres turcs, provoquant une vive réaction à Berlin, Bruxelles et Paris.

L’ambassadeur allemand convoqué
« Quand on les traite de Nazis, cela ne leur plait pas. Ils manifestent leur solidarité. En particulier Merkel », a déclaré M. Erdogan dimanche dans un discours télévisé. « Mais tu a recours en ce moment à des pratiques nazies », a lancé M. Erdogan à l’adresse de la chancelière. « Contre qui? Mes frères citoyens turcs en Allemagne et les ministres frères » qui ont tenté de se rendre en Allemagne pour faire campagne en faveur de l’extension des pouvoirs présidentiels en Turquie, a-t-il ajouté.

La Turquie a annoncé dimanche avoir convoqué l’ambassadeur d’Allemagne pour protester contre la tenue la veille à Francfort d’une manifestation de Kurdes lors de laquelle ont été brandis des drapeaux du du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), interdit, et ont été lancés des appels à voter non au référendum du 16 avril.

7sur7.be

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