« D’un point de vu global, nous pouvons quand même dire qu’au Sénégal, la situation des droits de l’Homme est normale »…C’est ce qui ressort d’un atelier qui réunissait plusieurs ONG…

Et c’est le président Macky Sall qui va danser pour narguer les opposants qui s’inquiètent de l’évolution de la démocratie Sénégalaise…Des ONG disent le contraire…

Le Comité sénégalais des droits de l’Homme a tenu, hier, un atelier sur la Finalisation du plan de développement stratégique 2017-2021 et du Plan d’action de l’Observatoire des droits humains dans le secteur extractif. Suite à la rétrogradation du CSDH du rang A au rang B, le président du comité, Me Papa Sène, s’est fixé pour objectif la redynamisation de la structure qu’il dirige afin qu’elle puisse reprendre son rang et récupérer son lustre d’antan. Cet atelier qui se tient les 16 et 17 mars a pour but donc de tracer la feuille de route de l’institution pour une meilleure visibilité de ses actions. Ainsi, en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers que sont l’Ong OXFAM, la fondation Frederich Nauman, le Haut commissariat des droits humains du Bureau régional Afrique de l’ouest (HCDH/BRAO) et de la Commission de protection des données personnelles (CDP), Me Pape Sène veut impulser une nouvelle dynamique au CSDH en renouant tout d’abord avec la tradition des rapports annuels afin d’imprégner le chef de l’Etat de ce qui se passe.

Interrogé sur la situation des droits de l’Homme actuellement au Sénégal, l’avocat à la Cour estime que, malgré des cas de violations des droits humains, la situation reste acceptable. « D’un point de vu global, nous pouvons quand même dire qu’au Sénégal, la situation des droits de l’Homme est normale. Ce, pour la bonne et simple raison que, pour avoir une idée exacte de la situation des droits humains dans un pays, il faut forcément faire le link avec le niveau d’Etat de droit et le niveau de démocratie. Parce que, sans Etat de droit, on ne peut pas parler de respect des droits humains. Et, quoi qu’on puisse dire aussi, aujourd’hui, au Sénégal, nous avons un Etat de droit, qu’il va falloir parfaire, mais qui reste un Etat de droit. On a une séparation des pouvoirs même si, par ailleurs, on peut noter, quelquefois, des problèmes avec des ingérences décriées ça et là », a-t-il dit. Il a toutefois reconnu qu’il y a des cas de violations des droits humains et il en veut pour preuve les nombreux prisonniers morts en détention. Il estime que cela est à bannir au plus vite de notre système judiciaire.

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