L’émirat, qui accueillera le Mondial 2022 de football, dépense 468 millions d’euros (500 millions de dollars) par semaine dans la construction des infrastructures en vue de la compétition, a-t-on appris mardi.

« Nous dépensons près de 500 millions de dollars par semaine sur les principaux projets, et cela va continuer pendant les trois à quatre prochaines années, afin d’atteindre notre objectif, celui d’être vraiment prêt pour 2022 », a déclaré aux journalistes le ministre qatarien des Finances Ali Shareef Al-Emadi.

Au total, 187 milliards d’euros (200 milliards de dollars) seront dépensés par la puissance pétrolière en vue de la Coupe du monde de 2022.

« 90% des contrats pour 2022 ont d’ores et déjà été adjugés », a ajouté Emadi. « Cela ne comprend pas uniquement les stades, mais aussi les autoroutes, les voies ferrées, les ports, les aéroports… Les vraies infrastructures, c’est cela, les hôpitaux et tout le reste. »

 

« Nous sommes vraiment en train de nous donner une bonne chance de livrer les choses dans les temps. Nous ne voulons pas d’un endroit que nous commencerons à peine à peindre quand les gens entreront dans notre pays », a-t-il précisé.

Questionné sur le fait que ces dépenses feraient du Mondial 2022 au Qatar l’édition la plus chère de tous les temps, le ministre des Finances a répondu par la négative.
« Nous allons mettre 200 milliards sur les infrastructures… Si on prend en compte uniquement les tribunes, non, ce ne sera pas l’édition la plus chère. »

 

Emadi a déclaré que l’argent destiné aux projets pour la Coupe du monde n’était pas menacé par de coupes budgétaires. Et ce, malgré les fluctuations des prix du pétrole à l’origine de récentes restrictions budgétaires dans le pays. L’an dernier, le Qatar a connu son premier déficit budgétaire depuis 15 ans, estimé à plus de 11,2 milliards d’euros (12 milliards de dollars).

Jeune Afrique

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