Y’en a marre, piégé par la corruption, rompt le contrat social (Par Gora Ndiaye)

L’histoire de notre temps enseigne que seuls ont triomphé des honnêtes et des loyaux, des leaders d’opinion qui ont fait peu de cas de leur parole et su adroitement endormir la cervelle des gens. Néanmoins il appert évident combien il est louable à un leader d’opinion de respecter ses engagements, de vivre avec intégrité, non dans les fourberies.

Et jamais un leader de la société civile n’a manqué de raisons légitimes pour colorer son manque de foi. On pourrait prétexter nombre d’exemples, monter combien de traités, d’engagements sont partis en fumée par la déloyauté de tiers déguisés en leaders radicaux alors qu’ils ne point sur la même longueur d’onde. Or dans la réalité ces « soi-disant » défenseurs des droits de la société civile, revêtent-ils le caractère de parfaits simulateurs et dissimulateurs, ainsi battent-ils le pavé puis tentent de se tirer d’un mauvais pas ?

Je ne veux point passer sous silence un exemple récent en l’occurrence le mouvement y’en-a-marre qui fit les beaux jours de la société civile. En effet ce mouvement avait fait des promesses solennelles, prononcé de serments enflammés, en 2011 ; cependant il s’avère manifeste le pouvoir de la fortune dans les choses humaines, peu importe son origine et ses fins. Y’en-a-marre piégé par la corruption, ne se prononce aucunement sur l’ultralibéralisme qui secoue notre système politique, ruinant notre économie en laissant libre marché total aux entreprises étrangères détenant le monopole au grand dame de nos entreprises locales fragiles locales fragiles face à la concurrence et finissent par décliner. A cet égard je peux citer le cas du groupe Bolloré à qui on a donné une concession de 25 ans pour l’exploitation de la mole 6 du port autonome de Dakar, au détriment de nos compétences locales.

En outre, Y’en-a-marre reste muet sur l’affaire Lamine DIACK, auprès de qui, ce mouvement aurait bénéficié du financement de ce dernier, financement qui aurait des origines douteuses. Par ailleurs, les financements d’Oxfam au mouvement y’en-a-marre, sont une preuve de la corruption des nos valeurs pour mieux contrôler nos Etats africains plus particulièrement le SENEGAL.

En somme, Y’en-a-marre, a rompu les clauses du contrat social et doit démissionner de la société civile.

Et en fin de compte, les membres du mouvement Y’en-a-marre ont eu tant de crédulité, se sont si servilement pliés aux nécessités du moment que les trompeurs ont fini par trouver quelqu’un qui s’est laissé trompé.

Gora NDIAYE
Coordonnateur du l’Union des Libéraux Radicaux.
Le 17 janvier 2016