Vendue à des Saoudiens, maltraitée, insultée, humiliée…

Des « Mbayang Diop », il y a beaucoup qui vivent l’enfer en Arabie Saoudite. C’est le cas d’Anta Cissé. Cette jeune dame est originaire de Saint-Louis. Elle a passé trois mois en Arabie Saoudite avant de s’enfuir de cet enfer dans lequel l’avait plongée un certain Souleymane Guèye, son convoyeur.

Elle rembobine : « Je devais juste m’occuper d’une vieille dame. (…) En réalité, je devais m’occuper d’une grande maison composée de quatre toilettes, six chambres, deux espaces familiaux et trois grands cours. Je me réveillais à sept heures du matin. C’est une famille très sale, je passais tout mon temps à laver la vaisselle. Nettoyer la cuisine pouvait me prendre deux heures. Après, c’était la corvée des toilettes. Je travaillais presque pendant 24 heures. Les membres de la famille passaient leur temps à m’insulter. Le fils de 16 ans a voulu me violer. Venu dans ma chambre vers 4 heures du matin, il est ressorti en courant quand j’ai senti sa présence et sursauté. »

Anta Cissé a dû son salut à l’intervention d’un de ses amis, qui a appelé son ex-patron pour le menacer en arabe. Elle avertit les candidats à l’immigration en Arabie Saoudite : « Les Saoudiens achètent les femmes sénégalaises et croient avoir tous les droits (sur elles). Des personnes se chargent de nous convoyer là-bas, après nous avoir vendues moyennant beaucoup d’argent. »