Une Sénégalaise en détresse écrit à Horizon Sans Frontières…

Cri de détresse des Sénégalaises en Arabie Saoudite. Une Sénégalaise qui a porté la parole de ses compatriotes a fait un témoignage pathétique sur leurs conditions de vie et de travail en Arabie Saoudite. Elle s’est confiée, hier, au président fondateur d’Horizon sans frontières (HSF), Boubacar Sèye, pour demander de l’aide.

Xibaaru vous livre le message de cette sénégalaise (en Wolof et la traduction en Français) qui nous a été transmis par Mr Boubacar Seye de HSF…

Bonjour boubacar

Je suis ici aux arabies saudi et je parle au nom de toutes les senegalaise qui sont ici boubacar dagnou sone fi considéré wougnou comme des personnes

Liguey bi mettina amoul lek boubakh amoul teude fou bakh sa salaire dougnou lako fay normalement te bo beugue gnibi gnoune dangay fay lignou frais wone si yaw pour nga gnew fi nar bi dina fay agence bi plus de 3millionfc yaw nga versé 400mille loulou nokoy faye pour meune am liberté gnibi bo togue ne bouma ligueyoul dinagnou ma bayi ma gnibi amna fougnou lay yobou pour diaye la benen nar dieul seen khaliss dème metina metina te lima bayi Sénégal menouma wagnekou te yobou wouma dara mes parents yakarougnou koudoul mane ay way dimbalilen gnou. Embassade bi  nek fi bo amé problème ba woleen dagnou koy yokou agence bi takh nga gnew aéroport Sénégal lagnouy gueudie kham si lonek bo yek se sakh dougnou la wo bakham gnew nga. Sa passeport dotoko tek beute gnou bari gningui bayi seeniy passeport ak seeniy bagage di daw. Lignou gueune bagne nak moy téléphone amna gnoufi nek gno khamni moi ba moi lagnouy wakh telephone. 

Pour le cas de mbayang Diop boungueen gawoul réglé les situations dou yagate dara dina am gnenen gnouko defate ndakh khol dou aume bagnou koy beusse te sonou nagnou trop,tite nagnou lekatou gnou nanatougnou ndakh tite 

version en Français du mail de Ndeye Dakar depuis ARABIE SAOUDITE

Je suis en Arabie-Saoudite et je parle au nom de toutes les Sénégalaises qui sont ici en situation précaire. Nous sommes très fatiguées ici, on ne nous considère  comme des êtres humains.

Nous travaillons des conditions inhumaines, un travail très dur, la nourriture très pauvre, nos dortoirs dérisoires, en plus on ne nous paie pas normalement nos salaires.

Si désespérée tu veux rentrer on te réclame les frais investis pour te faire venir. Car selon leur calcul, l’employeur arabe qui t’a fait venir a payé 3 millions FCA à une agence et tu dois aussi payé 400 000 francs FCFA pour recouvré ta liberté.

Si tu te radicalises en refusant de travailler croyant qu’ils vont te chasser, ils n’hésiteront à te revendre à un autre employeur, (comme du temps de l’esclavage NDLR), pour récupérer leur argent.

L’autre difficulté qui nous pousse à tempérer, c’est quand on songe à ce qu’on a laissé derrière soi

Quand tu saisis l’ambassade sénégalaise en Arabie-saoudite pour ton problème, ses employés augmentent ce problème en saisissant l’Agence, alors que depuis ton arrivée tu n’as vu  plus l’ombre de ton passeport. C’est pourquoi beaucoup d’entre bous abandonnent passeport et bagages quand elles trouvent une issue pour fuir.

 Et ce qu’ils (employeurs ou esclavagistes, c’est selon) détestent le plus c’est le téléphone.

C’est pourquoi, si avec l’alerte lancée sur le cas Mbayang Diop, si rien n’est fait, d’autres cas suivront car comme dit le Wolof

« Le cœur meurtri n’est pas comme un genou qu’on peut masser. Nous avons peur, nous sommes fatiguées, on ne mange plus, on ne boit plus… »