Un journaliste accuse le commissariat au pèlerinage…Il y a beaucoup de morts

El Hadj Mouhamadou Mansour Diop du Groupe D-Média a fait une incursion téléphonique dans l’émission « Teuss » du 30 septembre, pour encore remettre en cause les chiffres minorés de morts et disparus annoncés officiellement.
Le journaliste du Groupe D-Media est revenu sur certains morts et la responsabilité du gouvernement .A cet effet, il dira : « les morts sont plus de 7, le vol privé Al Khouda avait 18 déclarés disparus. Où sont-ils ? L’agence dirigée par Amadou Lamine Niang, mort aussi, avait déclaré qu’une femme du nom de Bijou Aïdara avait aussi disparu avec une confirmation, car on l’a photographiée et ramené son badge.
Babacar Fall, Mariame Diallo et Aminata Samba Talla qui étaient amenés par l’agence Baraka de Zahra Aïdara, ont disparu. On ne les voit plus et Zahra Aïdara pense même qu’il y a plus de 8 morts sur son vol, mais la commission nationale ne les a pas déclarés. Même la commission a perdu des pèlerins qui sont toujours recherchés, plus d’une dizaine sans qu’on ne puisse les retrouver. Personne ne sait où ils sont! »
Il rajoute que «juste pour le privé, on a plus de 11 morts, sans compter ceux qui sont déclarés par la commission nationale » avant de se poser la question « pourquoi la Mecque donne le nombre exact de ses morts et pas le Sénégal? » Il déplore de ce fait le travail de la commission nationale : « On ne peut pas attendre la fin des investigations du comité scientifique pour déclarer les morts. L’Arabie Saoudite a donné toutes les informations, donc pourquoi la commission nationale a peur de faire pareil? Elle n’a pas fait son travail comme il se doit, elle ne s’est guère déplacée pour aller regarder ses morts et le comité scientifique qui n’est composé que de 3 personnes, ne peut pas gérer ce drame.
Il termine en invitant le gouvernement à prendre ses responsabilités et de mettre la pression sur Amadou Tidiane Dia pour retrouver tous les morts et disparus, car il y a toujours des familles qui ne connaissent toujours pas le sort de leurs parents.