Situation de la campagne agricole…les producteurs de Kédougou gardent l’espoir

Dans la  Zone de Développement Rural (ZODER) de Bandafassi, les nombreux efforts déployés par les producteurs et leurs partenaires sont en train de se traduire progressivement en résultats sur le terrain. Ce qui  porte à croire que  récoltes seront bonnes cette année.

A quelques encablures de Bandafassi chef-lieu de commune, c’est là que Malal Barry a cultivé son champ de maïs. Semé, au mois d’août, beaucoup de gens de Bandafassi disaient que les terres là n’étaient plus fertiles. Grâce à  l’accompagnement des partenaires, Malal a prouvé le contraire. Partout dans le champ, les tiges de maïs se portent bien et évoluent convenablement.

« Je remercie tous les partenaires intervenant dans la région de Kédougou notamment le PADAER, Bamtaaré service SA, le PR2S. Nous sommes contents de la vision du Président de la République Macky Sall et de tout le gouvernement du Sénégal pour l’Emergence de notre pays. Grâce à nos partenaires (PADAER, Bamtaaré service SA, le PR2S), nos activités agricoles vont de l’avant et nous sommes quasiment sur la voie de l’Emergence. Ce sont eux qui mettent à notre disposition tous les intrants, renforcent nos capacités  sur l’itinéraire technique (comment épandre de l’engrais, (NPK), de l’urée. comment désherber les champs, comment faire un bon traitement des parcelles. Avec Bamtaaré service SA, nous ne nous plaignons plus. Nous sommes suivis et bien encadrés durant Tout le processus, du début à la fin de l’hivernage »a témoigné M Malal Barry, secrétaire général de l’Union des Organisations de Producteurs de riz de Bandafassi.

Il faut dire que ce soutien constant des partenaires constitue un intrant qui renforce le courage et donne beaucoup plus de confiance aux producteurs qui, de plus en plus sont motivés à travailler plus pour récolter plus en vue de l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire.

« Autrefois, nous éprouvions beaucoup de difficultés pour accéder aux intrants. Notre vision de l’agriculture était très réduite. C’est pourquoi, il nous était quasiment impossible de récolter suffisamment pour assurer ne serait-ce que notre propre alimentation. Aujourd’hui, nous arrivons à produire plus pour notre propre consommation et à vendre le surplus » se souvient M Barry.

Si certaines contraintes ne sont pas levées, la région de Kédougou risque de ne pas embarquer dans le bateau de l’émergence tant souhaitée par les plus hautes autorités de ce pays.

« Aujourd’hui, nous n’avons plus de difficultés pour trouver de la semence et de l’engrais. Nous avons une assez bonne maitrise des techniques agricoles. Le suivi/encadrement de Bamtaaré est constant. Même si nos partenaires se retiraient aujourd’hui, nous ne le regretterons pas  car nous avons été suffisamment encadrés. Notre difficulté principale c’est l’accès au matériel agricole. Nous n’avons qu’un seul tracteur dans la commune de Bandafassi. Nous sollicitons encore de l’Etat et des partenaires un autre tracteur pour nous soulager. S’il y avait un deuxième tracteur dans la commune de Bandafassi, la région de Kédougou pourrait sans nul doute être le grenier du Sénégal » a plaidé M Malal Barry, secrétaire général de l’Union des Organisations de Producteurs de riz de Bandafassi.

Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com