La décision d’investissement portant sur la mise en place des installations de Gaz naturel liquéfié flottant(GNLF) devant permettre l’exploitation de l’important gisement de gaz naturel découvert par Kosmos au large des côtes mauritano-sénégalaises, prévue en 2017 a été reportée à 2018.
C’est l’une des annonces phares du PDG de Kosmos lors de la conférence annuelle des investisseurs «Barclays energy power». Cette annonce, qui douche un peu les espoirs des deux pays concernés par l’exploitation commune de ce gaz, la Mauritanie et le Sénégal, est justifiée par le fait que «nous croyons qu’il y a probablement un plus grand potentiel de prospection inexploré dont nous rendons compte au fur et à mesure des découvertes de réserves», selon Andrew Inglis, PDG de Kosmos.
S’il est vrai que les découvertes s’enchaînent au niveau de la région, il n’en demeure pas moins qu’avec ce report, Kosmos, à l’origine des importantes découvertes de gaz naturel dans les eaux maritimes mauritano-sénégalaises, essaye aussi et surtout de mettre l’eau à la bouche de potentiels investisseurs, estiment les observateurs au fait des codes et pratiques ayant cours dans ce cercle fermé de l’exploitation de gaz et de pétrole.
En outre, le report devrait aussi permettre aux gouvernements mauritanien et sénégalais de parvenir à un accord définitif sur un régime d’exploitation d’ici fin 2016.
Pour rappel, à défaut de pouvoir installer la plateforme d’exploitation du gaz sur terre ferme, du fait que chacun des deux pays souhaitait accueillir ces installation sur son sol, il a été décidé, en juin 2016, la mise en place d’une plateforme GNLFà 8 km au large des côtes des deux pays.
Il faut noter qu’à ce jour, les découvertes de gaz au niveau du champ Grand Tortue sont estimées à 25 milliards pieds cube dont 8 milliards pieds cube qui pourront être exploités avec le démarrage du projet GNLF à partir de «Tortue ouest» la où a eu lieu la première des cinq découvertes de gaz par Kosmos au niveau de la zone.