Rififi à bord de la chaloupe de Gorée : Le chef du poste de police de l’île agressé et mis Ko debout

Le technicien en architecture S. P. M. Diouf a été interpellé et déféré au parquet par la brigade de gendarmerie de l’arsenal de la marine, puis placé sous mandat de dépôt pour violences à agent dans l’exercice de ses fonctions. Il est accusé d’avoir rudoyé le brigadier Y. S., chef du poste de police de l’île de Gorée.

Un drame a failli se produire à bord de la chaloupe de l’île de Gorée, le dimanche 9 octobre dernier, vers les coups de 00h 30. Un passager du nom de S. P. M. Diouf, technicien en architecture, a surpris le brigadier, Y. S., chef du poste de police de l’île, et lui a asséné un coup de poing ravageur. La violence de l’assaut a mis Ko debout le flic qui était pourtant en uniforme à bord de l’embarcation. Diouf reproche au limier de lui avoir manqué de respect et humilié devant ses amies.

Nos sources indiquent que le motif du coup de sang de S. P. M. Diouf résulterait de l’intransigeance du chef du poste de police de l’île de Gorée Y. S. Ce dernier avait en effet sommé Diouf et ses amies de respecter l’ordre établi et de faire la queue comme tout le monde avant de monter à bord de la chaloupe qui effectuait son ultime navette. Mais, Diouf et son groupe de compagnons refusent catégoriquement d’obtempérer et tentent de faire du forcing. En vain. S’ensuit alors un violent échange de propos entre les deux parties.

Mais, arrivé à l’embarcadère de Dakar, Diouf, ruminant encore sa colère contre le gradé de police, le surprend à la sortie de la cabine de pilotage de la chaloupe et lui donne un coup de poing. Celui-ci accuse le coup, titube et cherche un appui pour se maintenir debout. Il trouve refuge dans un coin de l’embarcation, puise dans ses dernières forces et parvient à résister à la violence de l’attaque physique par surprise. Il reste zen malgré tout et se garde de riposter à la charge de son agresseur.

Alerté par des passagers, le Maréchal des logis chef (Mdl-chef) Seck de la gendarmerie de l’arsenal de la marine se déporte toutes affaires cessantes sur l’embarcation et procède à l’arrestation du « bourreau » de l’agent de police. Il l’embarque à bord de la fourgonnette et le conduit manu militari dans les locaux de la brigade pour le délit de violences à agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions.

« Il m’a humilié devant mes amies et craché à la figure »

Livré à un gendarme enquêteur, S. P. M. Diouf a reconnu sur toute la ligne les griefs retenus contre lui et justifie son geste par l’attitude « irrespectueuse » du chef du poste de police de l’île de Gorée. D’après lui, le brigadier Y. S. lui aurait manqué de respect et humilié devant ses amies. « Il m’a humilié devant des filles qui sont des amies et m’a craché à la figure », a déclaré le technicien en architecture devant nos informateurs. Il a toutefois regretté son acte avant de se confondre dans de plates excuses.

jotay.net