Retour de la paix en Casamance…un mémorandum au gouverneur

Voici un extrait du mémorandum lu par Mme Assa Diallo et transmis au gouverneur par Mme Adja Aïssatou Aya Ndiaye, présidente du conseil consultatif régional des femmes de Kédougou, solidaires pour un retour définitif de la Paix en Casamance. Une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes du conflit casamançais.
« Depuis l’éclatement de cette crise vieille de plus de 3 décennies, le dynamisme affirmé et la volonté manifeste des femmes pour une paix durable ne sont plus à déterminer. Il s’y ajoute également les nombreux efforts que l’Etat a consentis et ne cesse de consentir pour faire de la Casamance un havre de paix. Malgré, toutes les initiatives pour la recherche d’une paix définitive en Casamance, les sénégalaises et les sénégalais qui ont besoin d’éducation, de santé, d’emploi n’en bénéficient toujours pas à cause d’une instabilité dans cette partie de cette région aux ressources naturelles immenses.
C’est pourquoi, nous sollicitons de chacun selon sa croyance dans sa religion et ensemble par une prière complète, implorer le tout puissant pour le retour d’une paix définitive en Casamance.
Notre mémorandum est marqué par le sceau de la paix, la concorde nationale et un commun vouloir de vivre en commun, autant de vertus qui caractérisent les fondamentaux de notre République contribuera sans doute au renforcement de la paix et à la construction d’une Casamance émergente pour un élan de participation citoyenne.
Considérant le nombre de victimes innocentes tuées, assassinées durant ce conflit, Considérant le nombre important de populations déplacées,
Considérant le nombre de terres cultivables abandonnées, Considérant le nombre de victimes des mines, considérant l’ampleur des viols, des violences faites aux femmes et aux enfants, Considérant l’augmentation du taux de chômage à cause du départ de nombreux investisseurs privés et étrangers,
Nous, membres du comité régional de solidarité des femmes de la région de Kédougou pour la Paix en Casamance et parlant au nom de toutes les femmes du Sénégal proposons ces alternatives suffisantes :
Les jeunes et les femmes exigent l’ouverture de négociations inclusives transparentes et sincères.
Les femmes et les jeunes exigent un calendrier clair des négociations, la participation des femmes aux négociations pour une prise en compte de leurs besoins spécifiques.
Voila autant de solutions qui pourraient concourir dans un élan de solidarité avec l’état avec toutes les femmes du Sénégal, la société civile, les partenaires, les bonnes volontés qui nous accompagnent (USOFORAL Fondation Friedrich Ebert, WFD) à une synergie d’actions pour qu’ensemble, nous puissions tourner enfin les pages sombres de cette crise qui n’a que trop duré en ouvrir celle qui nous conduiront vers l’émergence. Vive la Paix, vive le Sénégal »
Fait à Kédougou le 3 Mai 2015
Propos recueillis par Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com