Rencontre sur le Renforcement de l’Etat de droit et lutte contre la corruption en Afrique

Dakar va abriter du 2 au 4 juin 2015, une conférence ministérielle sur le Renforcement de l’Etat de droit et lutte contre la corruption en Afrique. A l’initiative des gouvernements du Sénégal et du Qatar, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) cette conférence enregistrera la participation de 16 ministres africains de la Justice, notamment Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sierra Leone, Tchad, Togo, Sénégal. Il y aura aussi des dirigeants d’institutions internationales, d’experts du Pnud, et représentants d’Organisations de la société civile et d’Ong.
Ce sera sous la présidence de SMS et en présence du Procureur général du Qatar, Dr. Ali bin Fetais Al-Marri et de Abdoulaye Mar Dièye, Directeur du Bureau Régional pour l’Afrique du Pnud. Ainsi tout ce beau monde va croiser ses expériences pour travailler à une initiative commune pour promouvoir l’Etat de droit et lutter contre la corruption. Il s’agira à la fin de la conférence d’aboutir à un communiqué qui définira des actions à entreprendre dans le cadre d’une initiative partagée, ayant pour but d’apporter stabilité et développement, mais aussi de soutenir les systèmes judiciaires en Afrique.
Parce que les initiateurs de la conférence constatent pour s’en désoler que beaucoup de pays africains sont signataires des conventions régionales et internationales déclarant l’obligation pour les Etats de promouvoir l’Etat de droit et de lutter contre la corruption. Cependant, disent-ils, la mise en œuvre se heurte à des difficultés parmi lesquelles celles liées au développement, aux conflits armés, aux extrémismes de toutes sortes. Et qui plus est, à cause de leurs faiblesses, les institutions d’Etat n’ont pas pu juguler l’injustice, la discrimination et l’exclusion. L’accès à la justice, à la sécurité et à d’autres services, ainsi que les opportunités économiques et d’investissement ont été réduits, sur fond de persistance du népotisme et de la corruption.