Ramadan 2016 à Kédougou commune…L’ampleur de la circulation varie… (Photo)

L’ambiance de la circulation dans la commune de Kédougou prend une autre allure aux heures de rupture du jeûne.

Si se frayer un chemin dans les principales rues de la commune de Kédougou est risqué vers 18 h, c’est tout à fait le contraire à 19 h .A l’approche de la rupture du jeûne, les rues de la commune de Kédougou se vident de leurs occupants. Rares sont les piétons, motocyclistes ou automobilistes qui errent en ce moment dans les rues. Quelques individus s’attardent devant les comptoirs des boutiques et des boulangeries pour se procurer du pain chaud ou d’autres friandises nécessaires à la rupture du jeûne.

A Kédougou, malgré quelques pluies enregistrées, il fait encore chaud. Cette chaleur ne contraint jamais les fidèles à ne pas s’acquitter de cette recommandation divine.

kédougou ville commune

« Nous poursuivons tranquillement le jeûne en supportant la faim, la soif et la chaleur. Cela ne fait que renforcer notre amour et le respect pour la parole divine .Les activités sont souvent au ralenti, mais nous allons faire avec. Un mois c’est juste une trentaine de jours » a indiqué Mamadou Saliou Diallo, un passant.

Plus loin, nous voyant brandir notre appareil photo tenaillé certainement par la faim et la soif, un cycliste nous interdit de prendre le public en photo. Nous continuons nos prises de vue en l’ignorant. Il s’arrêta plus loin pour insister sur ses propos. Sans  tomber dans une discussion stérile, nous continuons notre mission en lui précisant : « Monsieur, vous êtes dans un espace public, si vous ne voulez pas être pris en photo, restez chez vous. Sur 100 personnes, vous êtes la seule à réagir comme ça. Nous ne faisons que notre travail d’information de l’opinion. Votre photo ne nous intéresse pas ».

L’homme finit par disparaître de notre vue.

L’ambiance dans la rue s’estompe de plus en plus .Les rues se vident davantage. Les bruits sont quasiment inaudibles. Au loin, retentit enfin la voix du muezzin. Les jeûneurs se précipitent vers les verres d’eau, de café et  les louches de bouillie chaude.

Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com