Pourquoi tout ce bruit autour du PUDC confié au PNUD ?

Depuis le lancement du programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) qui est une réponse efficace à un développement inclusif et solidaire, avec plus d’équité et de justice sociale et qui doit se traduire par une meilleure territorialisation des politiques publiques pour stimuler le potentiel de toutes les localités, les mauvaises langues ne cessent de se délier comme toujours, critiquant la démarche et même l’objectif du programme. On se demande où est le sérieux de nos hommes politiques ? Toujours des méthodes antipatriotiques politiciennes guidées par des démarches fétides politiciennes qui plombent le développement du pays car usant de leur statut pour la plupart pour faire pression sur le régime ou dévier l’opinion vers les mensonges aux fins de sacrifier la population. D’autres s’agitent pour se voir confier les fonds afin de satisfaire leur désir : se sucrer et bien se sucrer comme il est de coutume au Sénégal.
Le Sénégal, le pays aux vaccinés à l’aiguille du phono, le pays des mille et un arbres à palabres, le pays des théoriciens et spécialistes de rhétoriques, d’hyperboles, de litotes, de métaphores, d’allégories, de métonymies politiques en chaque occasion sortira bientôt de cette ornière car les populations commencent à comprendre. Nos milliards sont devenus précieux et ne seront plus à la portée des rapaces qui les détournent sans honte ni hésitation. Le régime de WADE nous a servi de parfaites illustrations : GOANA, Plan JAXAAY, Plan REVA, Plan SESAM… Le Président a compris que la corruption est comme un cancer très profond dans la société sénégalaise si bien qu’il veut dire aux sénégalais d’arrêter la théorisation de la justice et de la pratiquer pour que nous parvenions à un développement inclusif et général. Quoi de plus normal pour un chef d’Etat de demander à son peuple d’abandonner leurs péchés de tous les jours et de se consacrer au service de la société en leur montrant d’abord la voie à suivre par la pédagogie de l’exemple? Quoi de plus légitime pour un chef d’Etat de donner au peuple sa souveraineté pour leur permettre de répondre ensemble convenablement, face aux menaces des hommes politiques dépourvus de conscience et de morale, de repenser et de déployer, ensemble, des solutions originales et drastiques sans commune mesure aux défis complexes et inédits de la corruption, de la concussion, du trafic d’influence, bref du détournement d’objectifs au vrai sens du terme afin d’imposer à tous les sénégalais de quelques obédiences qu’ils puissent être des comportements élaborés dans tout ce qui traduit notre culture propre en harmonie avec notre Foi en Dieu? Le développement comme je l’ai souvent dit est une affaire de conscience collective, nul de raisonnable ne doit s’aventurer à l’hypothéquer pour outre mesure.
Doté d’un budget de 113 milliards sur la période 2015-2016, le PUDC est entièrement financé sur ressources propres du Sénégal et est confié au PNUD en tant qu’agence de pilotage et à l’administration sénégalaise en tant que réalisateur pour assurer son exécution à 100% et sa rationalisation au plan économique et social.
Le programme se propose de : construire et réhabiliter 3050 km de pistes rurales, de construire et réhabiliter 250 forages et châteaux d’eau pour desservir 1016 villages, d’électrifier 325 villages et de mettre à disposition 5000 équipements ruraux, notamment des décortiqueuses et des batteuses pour l’allègement des travaux en milieu rural. Les populations du monde rural sont des êtres comme vous et moi, ils ont droit à la vie, au bonheur, à la santé, à la sécurité dans tous les domaines. Ceci me rappelle une chanson « MARAL AK XIIF MOY SUÑU JANT KEN BEGOUL NIEUP JAXLE NAÑOU, BAYIL DI JËL LOU BITIM REW YONE BAYKATYI ».
Le Président SALL passe par cette voie sûre pour redonner espoir aux populations des zones toujours défavorisées. N’ayons pas peur de creuser l’abcès, d’aller jusqu’aux racines du mal pour le guérir pour de bon, notre pays en a vraiment besoin vu l’ampleur des dégâts A quoi auraient servi les changements de régimes que nous avons effectués avec des sacrifices de vies humaines si nous avons peur de combattre les maux qui hantent notre société et qui nous empêchent d’avancer? La pauvreté qui gagne les villes après avoir terrassé les campagnes alors que les milliards soutirés au peuple alimentent les banques étrangères sous le pseudonyme de paradis fiscaux. Les vrais voleurs sont ceux qui veulent nous gouverner, mêmes une fois pris, jugés et condamnés, on dit qu’ils sont des prisonniers politiques. Ceux qui sont considérés comme voleurs et qui croupissent en prison sont des affamés qui ont volé pour se nourrir.
Tout Ceci a poussé son Excellence le Président de la République à prendre son courage à deux mains avec la mise sur place d’agences de lutte contre la corruption et le détournement. Aujourd’hui, la bonne gouvernance doit être au cœur de toute politique publique pour assurer l’émergence dans les domaines ciblés et dans les délais requis. Afin de joindre l’acte à la parole, son Excellence a voulu par le truchement du PNUD, donner le ton aux sénégalais qui ont la responsabilité d’agir sur leurs semblables pour qu’ils changent de manière de gérer. Lorsque le Tout Puissant t’amène à agir sur tes semblables, soit bienveillant et bienfaisant envers eux. L’utilité de la vie n’est pas en l’espace, elle est en l’usage. Soyons justes pour piloter notre émergence avec dignité et justice, au lieu de passer tout le clair du temps à jaser et à duper.
Malick Wade GUEYE depuis Almeria/Espagne.
Wadegueye71@yahoo.fr