Portrait : il s’active dans le maraichage pour entretenir sa famille

En saison sèche, les rives du fleuve Gambie qui ceinture la commune de Kédougou ne sont pas désertes .Elles sont envahies par des jeunes et des vieux qui ne cherchent qu’à améliorer leurs conditions de vie en famille à travers la pratique du maraichage. Le reporter de xibaaru.com s’est entretenu avec M Banna Cissokho.
Sur les rives du fleuve Gambie, entre le site des anciens abattoirs de Kédougou et le pont de Fongolimbi en chantier, c’est là que M Banna Cissokho a trouvé un lopin de terres propices au maraichage. Daba en main, courbé, le sieur Cissokho ameublissait le sol d’une planche prête à recevoir des plantes. Sueur au front, Banna leva la tête à peine, pour répondre à notre salut .L’homme pratique le maraichage depuis plus de 7 ans sur ce même site.
Autodidacte, ne pouvant pas trouver du boulot dans les bureaux, Banna Cissokho a préféré retourner à la terre. Il produit des aubergines, des choux, de la salade.
« Je suis confronté à un déficit criard de moyens pour pratiquer cette activité. Je me débrouille quand même avec les moyens disponibles notamment sa force musculaire en utilisant un outillage rudimentaire comme la daba. Je serai très ravi de recevoir des soutiens de partenaires qui viendraient me donner un coup de main. Je ne possède ni clôture ni motopompe. Le maraichage est une activité très importante me permettant de faire vivre la famille. Nous avons de bonnes terres par là mais les moyens ne suivent pas. Si nous avions les moyens, le travail ne fera pas défaut »a-t-il indiqué.
Banna Cissokho pose comme doléances aux bonnes volontés par priorisation, la mise à disposition d’une clôture qui lui permettra de bien sécuriser ses plantes, mais également des semences de qualité et de l’outillage moderne.
En toute saison, nous pratique ces activités en alternant agriculture et maraichage. Avec les maigres recettes tirées de la pratique de ces activités, Banna parvient à nourrir les membres de sa famille. Il rêve d’acheter des vaches qu’il élèvera pour l’avenir de ses enfants.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com