Pêche : L’Ong Greenpeace Afrique pointe du doigt l’absence d’organe de gestion efficace

La 21ème Session du Comité des pêches pour l’Atlantique Centre-Est (Copace) a été ce mercredi à Dakar par ’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Cette rencontre visant à faire l’élaboration et la mise en œuvre des plans d’aménagement  pour mettre fin  à la pêche illégale, non règlementée (Inn)  considéré comme un fléau qui handicape le secteur en Afrique.  Une occasion saisie  par la chargée de campagne Océans de Greenpeace Afrique, Marie Suzanne Traoré   pour exhorter les décideurs à assurer un  gestion durable des ressources halieutiques de la région Ouest africaine.  Il s’agit d’après lui, de mettre sur  pied   une stratégie  pour lutter de manière drastique contre ce phénomène.

« Les Etats n’ont pas la capacité nécessaire de prendre en charge la problématique de la pêche illicite. Il y a aussi, l’absence de mesures de gestion des pêches au niveau régional et l’absence de mécanismes de répartition des stocks partagés. Et, il en est de même, pour le système de gestion de la capacité des flottes, ciblant ces stocks », a déploré Marie Suzanne Traoré. Pour corriger cette anomalie, elle a exigé de  larges  concertations et une collaboration de l’ensemble des Etats de la zone du Copace. Mais dores et déjà, elle a  renseigné que  « Greenpeace a essayé de pousser les Etats vers une collaboration. Il est important de rencontrer ces délégués afin que des conclusions fortes sortent de cette 21ème session ». Aussi a-t-elle ajouté « L’état déplorable de nombreux stocks de poissons en Afrique de l’Ouest est la conséquence de l’absence d’un organe de gestion efficace ». Cet organe aurait, d’après toujours Marie Suzanne Traoré aidé à établir une coopération entre tous les Etats, impliqués dans les activités de pêche. «L’organe, s’il existait, serait chargé d’assurer le respect des recommandations et conseils adoptés. Il serait même, en mesure de demander des justifications en cas de non application des mesures », a recommandé la chargée de campagne Océan de Greenpeace Afrique.