Parkings automobiles de la Vdn : Les propriétaires sommés de déguerpir

Le propriétaires des 40 parkings sur le long de la Voie de dégagement nord (Vdn) ont été sommés, par la gendarmerie, de déguerpir sans délais

Les possesseurs des 40 parkings automobiles sur le long de la Voie de dégagement Nord ont reçu une sommation interpellative. Ils sont tenus de débarrasser les lieux sans délai, selon le dossier qui leurs est remis par la gendarmerie de la Descos. Ceci qui a provoqué l’ire des propriétaires qui se sont réunis, hier, sur les lieux pour lancer un appel au chef de l’Etat. « C’est, en effet, une quarantaine d’émigrés qui est revenu au Sénégal suite à l’appel du président de la République qui a voulu un retour au bercail des fils prodiges pour un travail collectif vers l’émergence », a dit leur porte-parole, Moussa Bâ, dans les colonnes de Direct Info.

Pour lui voilà, une raison suffisante pour les laisser gagner leur pain et créer des emplois en même temps. « Nous sommes revenus et avons investi dans notre pays. Au total, sur le long de la Vdn, on compte 40 parkings dont chacun emploie au minimum 50 jeunes. C’est donc plus de 200 jeunes qui vont perdre leur travail alors que le rang des chômeurs se compte au pluriel », souligne-t-il. Catégorique, il dira qu’il ne s’agit pas de la mairie à qui ils payent entre 150 000 FCfa et plus par mois, mais de l’Etat. C’est « sans doute, parce que nous ne faisons pas de la politique, mais que le président de la République comprennent que nous contribuons à l’économie et au développement de notre pays comme il le veut. Notre emplacement n’empêche en rien les citoyens d’aller et de venir. Les lieux ont été délimités par la Mairie pour qu’on n’encombre en rien la Vdn. Nous sommes des responsables qui ont investi leurs biens et non dans la dynamique de semer l’anarchie. Nous avons un objectif de tout bon citoyen : contribuer à l’émergence tant chanté par nos gouvernants », note le sieur Bâ.

S’agissant de leur plan d’action, il confie à nos confrères qu’ils forment un seul bloc et parlent le même langage. « Nous avons décidé de rester sur les lieux, nous ne sommes pas prêt à quitter les lieux », a-t-il dit avant d’appeler le président de la République à les sauver des griffes de la gendarmerie.