Ngor sous haute surveillance…La gendarmerie boucle la zone de conflit

Après le face-à-face avec les gendarmes, vendredi dernier, Ngor est toujours sous haute surveillance. Le dispositif sécuritaire, avec les chars “Essamaye” et “Ngohe” ainsi que deux pick-up, était maintenu hier matin, au rond-point des Almadies à l’entrée de la localité. Après un “blocus” pendant presque toute la journée du samedi, la maréchaussée a desserré l’étau grâce à l’intervention du maire de Ngor. Selon le chargé de communication du Taanka (Ngor, Ouakam, Yoff), Mame Birane Mbengue, les trois jeunes, grièvement blessés, en garde à vue depuis le vendredi, sont toujours dans les liens de la prévention. La commission exécutive a été entendue samedi matin, à la gendarmerie de Thiong. Malgré une réunion houleuse des “frei” de Ngor à la mosquée, les langues ne se sont pas déliées sur la posture à adopter. Les résidents qui réclament les terres du domaine de l’aéroport n’ont pas manqué d’égratigner le préfet de Dakar, dont le refus d’autoriser la marche a été à l’origine des affrontements de vendredi dernier. Ce jour-là, le 15 mai, le collectif a essuyé un refus préfectoral de son sit-in avec comme motifs : risque de troubles à l’ordre public et tentative d’appropriation illégale du bien public. Une interdiction qui fait suite à celle du 8 mai, à cause d’une forclusion de la date de dépôt. Le Taanka dit entamer ce Plan B dans la restitution des terres du domaine aéroportuaire “pour créer un rapport de force susceptible d’obliger les autorités à agir pendant qu’il est temps”.