Mission bien accomplie, adieu Jeanne Ndiolé !

Adieu Jeanne Ndiolé, comme j’aimais t’appeler  affectueusement, ou au pain seck, comme disait ton cher papa. Oui, la grande faucheuse a encore pris le dessus sur les progrès scientifiques et techniques de la médecine moderne. Et ceci, malgré tous les immenses efforts que celle-ci a déployés pour t’arracher de ses mains rigueuses et cruelles. Mais, disons plus exactement, pour parler en bons musulmans croyants, nous acceptons la volonté divine contre laquelle nous ne pouvons absolument rien. En effet, c’est un décret divin venant du plus haut et, il est inattaquable, car, pris par notre Seigneur créateur, de qui nous venons et chez qui nous retournerons, au moment où Lui, le voudra et le décidera.

Cependant, malgré ton jeune âge, tu as accompli pleinement ta mission et ton devoir sur terre envers ton Créateur (SWT), tes deux parents, ta famille, tes frères et soeurs, tes amis, en un mot, disons tout le monde. Tous les témoignages émis sur toi, en ce jour de deuil, ont tous convergé pour aboutir à une seule et unique conclusion, à savoir tu a été une femme exemplaire à tout point de vue. Ceci, par ton éducation, ta gentillesse, ton respect scrupuleux de l’autre, ta générosité, ton humilité, ton désintéressement à tout ce qui est mondain, tu fus également, une gestionnaire rigoureuse de ménage et ton champ de mouvance était presque circonscrit dans le périmètre ou l’enceinte de l’IPG, etc. Tout ceci résume en fait, que tu incarnais parfaitement l’humanisme que tes parents t’ont inculqué, conformément à la recommandation divine. Parce que, l’être humain étant la créature la plus achevée de notre Seigneur, il nous dicte impérativement, de nous aimer les uns les autres. Ce que tu avais, fort heureusement, parfaitement compris, à l’exemple de ton défunt père, de qui tu as tout hérité.

Nous regrettons profondément ton retour prématuré, pour nous, à Dieu. Nous nous prosternons ainsi, pour implorer le pardon d’Allah (SWT), de l’avoir exprimé, même si c’est par un très fort attachement sentimental à la disparue. Oui, nous sommes tous, unanimement, fiers de la mission accomplie, au cours de ce laps temps, que tu as mis sur terre.

Ta proximité ou complexité avec Mame Pa, cette appellation qui a pris finalement, le dessus sur toutes les autres précédentes, n’était un secret pour personne et, c’était tel, une mère à l’égard de son enfant. L’amour, que tu vouais à ton défunt père, était si intense, à telle enseigne, que son absence a provoqué chez toi un immense vide que tu n’arrivais pas à combler, malgré tous tes efforts. Cet état de fait a dû beaucoup jouer sur la stabilité de ton état de santé en général. Finalement, c’est comme si tu avais préféré opter, une bonne fois, d’aller rejoindre ton père bien aimé, plutôt que de rester avec nous dans une solitude insoutenable, que toi seule ressentais, sans pouvoir l’expliquer. Cette absence, tellement pesante, était devenue en fin de compte une charge, trop lourde, à supporter par toi, sur tes frêles épaules. Enfin, Dieu seul sait. Mais cela y ressemble fort bien. Car, c’est précisément, à partir de la disparition de ton père que nous avons constaté chez toi, une détérioration progressive de ton état de santé et, cette détérioration était devenue irréversible, jusqu’à ce jour fatidique du dimanche 1er mai 2016.

Mais, nous sommes surs et même absolument convaincus, que Dieu, le miséricordieux, s’appuiera effectivement, sur tous ces nombreux témoignages concordants qui, tous, relatent tes bienfaits et ton comportement exemplaire ta vie durant, car ce ne sont pas des éloges creux de complaisance ou simplement flatteurs, mais bien une réalité vécue, afin de t’accueillir à son Paradis, auprès de ton père, qui, sans aucun doute, y repose déjà.

Moi, encore plus que d’autres, qui t’aime tant, pour l’affection que tu m’as portée ta courte vie durant, je ressens, avec ta perte, une douleur incommensurable, mais, impuissant face à cela, je m’en remets à Dieu. Et, je prie en chœur, avec tout ce monde venu nombreux t’accompagner dans ta dernière demeure, pour celle-ci soit le Paradis, éternellement.

Jeanne Ndiolé, soit sure, que je continuerai de prier pour toi afin que tu reposes bien en paix auprès de ton père, que tu as tant aimé, et que la terre de Marmial vous soit, tous les deux, légère à jamais.

Merci, du fond du cœur ma fille, pour tout.

Tonton Mandiaye