MBOUR – Prise en charge sanitaire : La Cmu vise à inscrire les élèves

Malgré les moyens déployés, le dispositif, mis en place pour la prise en charge des élèves, n’a pas favorisé pour autant l’équité dans l’accès aux soins de santé. Les élèves, ne bénéficiant pas de prise en charge, sont alors soumis au paiement direct des soins au niveau des points de prestation. Pour corriger cet impair, l’Agence de la Couverture maladie universelle (Cmu), en relation avec les services du ministère de l’Education nationale, ont ouvert  depuis hier à Somone, un atelier sur la prise en charge sanitaire des élèves  dans le cadre de la mise en œuvre de la couverture maladie universelle.

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, qui présidait la cérémonie d’ouverture, a indiqué que  la santé est un intrant de qualité et d’équité. Il dit : «C’est un moyen de répondre à l’axe 1 du Paquet, qui est d’assurer des enseignements-apprentissages de qualité mais également  de répondre à l’axe stratégique No 2 qui est d’assurer l’équité dans l’accès à l’éducation parce que permettant à tous les enfants de pouvoir bénéficier d’une couverture maladie, c’est pourquoi il a promis d’institutionnaliser et d’universaliser la visite médicale des élèves en début de chaque année scolaire.»

Selon le directeur de l’Agence de la couverture maladie,  Cheikh Seydi  Aboubacar Mbengue, résoudre la question de la prise en charge des élèves, c’est régler la question d’un déterminant important pour ce qui concerne la qualité de l’enseignement. «Un élève, qui n’a pas de la possibilité de se soigner, c’est un élève, qui ne peut pas recevoir les apprentissages correctement. Mais régler la question de la prise en charge sanitaire des élèves, c’est régler une question d’équité parce que cela permet aux enfants quel que soit le niveau de revenus de leurs parents d’avoir accès  aux soins», a rappelé le directeur de la Cmu.

Poursuivant  son discours, le  Directeur général de la Cmu a déclaré que le maillage est en train de se faire sur l’étendue du territoire qui compte à ce jour 670 mutuelles de santé et 45 unions départementales  de mutuelles de santé. «L’infrastructure existe, l’une des options pourrait être de dire  chaque enfant va être inscrit dans la mutuelle de santé de son ressort. Ce que nous pouvons dire c’est que nous Cmu offrons un dispositif qui est là déjà, dispositif que le ministère  de l’Education nationale peut utiliser, nous  allons mobiliser des ressources  dans le cadre des subventions de l’Etat pour accompagner la participation financière  qui va être  celle des parents dans le cadre de cette initiative importante», avance M. Mbengue.

Au terme de cette rencontre de trois jours, les participants devront réfléchir sur comment garantir un suivi médical de base à l’ensemble des élèves  de l’enseignement primaire, moyen  secondaire général, technique  et professionnel. Protéger la santé des élèves afin que d’éventuels problèmes de santé n’entravent leur formation et être particulièrement attentifs à la détection de potentiels liés à leur vulnérabilité.