Matam : Journée internationale des handicapés, ces personnes à mobilité réduite laissées à eux-mêmes

La journée internationale des personnes vivant avec un handicap est célébrée dans la sobriété dans la région. Dans la commune de Sinthiou Bamambé, tout laisse croire que cette journée n’est qu’une mise en scène. Le président de l’association des handicapés Seydi Abdoul Sow lance un cri de détresse « on parle de journée qui nous est octroyée et nous ne sommes même pas considérés. Il y en a qui ne savent pas que cette journée existe ; la preuve il n’y a personne ici aujourd’hui ».
A en croire ce père de famille, les handicapés vivent dans des conditions les plus précaires manquant de tout « au début nous étions 259membres mais aujourd’hui nous ne faisons pas 100. Tous se sont retirés par ce que quand on crée une association, c’est pour être appuyé, aidé». Les personnes à mobilité réduite dans cette commune rencontrent d’énormes difficultés de subsistance. Leur caisse de fonds dérisoire ne contenant que 20.000f ne couvre aucune dépense « je suis obligé de prendre en charge moi-même, avec l’aide de mes enfants, les dépenses de nos rencontres mensuelles. Nous demandons de l’aide, nous voulons un local, un centre pour nos réunions car celles-ci se tiennent chez moi ».
Des projets pour pouvoir gagner dignement leur vie, plus de moyens, une carte de reconnaissance des chances, sont entre autres ce que revendiquent ces handicapés. Mais ils vont devoir prendre leur mal en patience, car se sera demain la veille !

Aicha Guissé à Matam pour Xibaaru.com