Lutte contre la maladie à virus Ebola, deux nouveaux projets à Kédougou

Le paysage de la prévention contre la maladie à virus Ebola s’enrichit de deux nouveaux projets. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée ce jeudi 30 juillet 2015 à l’auberge Thomas Sankara de Kédougou.
Il s’agit des projets Be safe et Start qui vont intervenir dans les régions de Kédougou et Kolda. Cette cérémonie de lancement de ces deux projets a coïncidé avec la réunion du comité régional de veille et de surveillance. C’est pourquoi, les différents acteurs ont échangé sur les paramètres à prendre en compte dans la prévention contre la maladie à virus Ebola.
Différentes recommandations ont été formuées à cet effet. Il s’agit d’insister davantage sur les mesures préventives, de ne jamais baisser la garde car la maladie n’est pas encore éradiquée en guinée Conakry. La menace est diffuse et toujours là. Les différents acteurs ont également préconisé le déroulement d’exercices de simulation, l’harmonisation des supports de communication, le renforcement des structures de santé en équipements de protection, le redéploiement des équipements de protection dans les postes frontaliers et le plaidoyer pour la délocalisation du centre de traitement de Tambacounda à Kédougou.
En plus de ces recommandations, M William Manel, le gouverneur de la région de Kédougou a demandé aux différentes intervenants de faire une corrélation entre les moyens mis en œuvre et les résultats obtenus.
« Nous allons adopter une approche transfrontalière et souhaiterons que toutes les actions planifiées soient rapidement mises en œuvre. Les moyens mis en œuvre doivent également être corrélés aux résultats obtenus. Tous les fonds que les partenaires versent pour venir en aide à l’Etat deviennent des fonds publics qu’il faut justifier. A chaque trimestre, il est prévu des réunions de capitalisation des interventions » a-t-il précisé.
Docteur Mamadou Sarr, le médecin-chef de région a attiré l’attention des différents acteurs de ne pas simplement se focaliser sur Ebola et oublier les autres maladies. Il faudrait impérativement développer une approche intégrée de la surveillance.
Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com