Louga : clôture de la campagne initiée par l’ONU-FEMMES

Le centre culturel régional de la capitale du Ndiambour a abrité ce jeudi 10 décembre 2015, l’importante cérémonie de clôture de la campagne dites des «16 jours d’activisme». Laquelle, initiée par l’ONU-FEMMES a enregistré la présence à ladite cérémonie de tous les acteurs du programme de lutte contre toutes les formes de discrimination faites aux femmes, filles et personnes vivant avec un handicap.
L’assistance comprenait entre autres personnalités la représentante du Ministère de la Femme de la famille et de l’enfance, le Ministre de l’élevage, la représentante du Gouverneur de la Région de Louga, le représentant du Maire de la Commune de Louga, les chefs de services régionaux et départementaux, des organisations de femmes, des notabilités religieuses et coutumières et une importante représentation de la société civile. L’occasion a été saisie par Mme Diana OFWONA, Directrice Régionale d’ONU Femmes, de magnifier la centralité pour ne pas dire le monopole de l’engagement dans la lutte contre toutes les formes de discrimination basées sur le genre.
Mme Diana OFWONA a ainsi magnifié la démarche inclusive et participative qui a conduit à des résultats probants à l’échelle nationale. Selon elle, «la mise en œuvre du Programme Équité de Genre dans la Gouvernance Locale (GELD) a permis à l’ONU Femmes de mieux replacer la femme rurale, au cœur du processus de développement malgré les pesanteurs socio culturelles». Elle a cependant rappelé dans son allocution que la campagne des Nations Unies ««tous Unis contre les violences faites aux femmes et aux filles»» est loin d’être gagnée et que la vigilance doit continuellement être de mise dans la perspective de l’éradication des phénomènes socio culturels qui sont des obstacles au développement.
À cet effet, elle a rappelé que le thème de cette année intitulé «De la paix dans les foyers à la Paix dans le monde: Une Éducation sure pour tous!» interpelle tous en raison de la persistance de toutes les formes de violence qui continuent de s’appliquer négativement sur la femme en général. En atteste toujours selon elle, les données récentes du Groupe d’Étude et de Recherches Genre et Société (GESTE) de l’Université Gaston Berger de Saint Louis.
En effet, il ressort de celles-ci que: d’abord les femmes sont deux fois plus victimes de VBG que les hommes. Ensuite et enfin le milieu domestique demeure le cadre de production des violences basées sur le genre. En perspective des obstacles ainsi identifiés dans l’atteinte des finalités, l’engagement à tous les niveaux doit être de mise aux plans citoyen, communautaire, administratif et institutionnel.Et, ce n’est qu’à partir de cette dynamique coordonnée que sera la réalité de la «Planète 50-50, où les femmes et les filles pourront vivre et vivront effectivement à l’abri de la violence», toujours selon les termes du discours de la représentante de l’ONU-FEMMES.
La cérémonie de clôture a pris fin sur une caravane de sensibilisation. L’itinéraire de la procession va du Centre Culturel à la Place Civique en passant par la Place Yacine Boubou, la Route de Coki, la Pharmacie Baakh Yaye et la Rue de Millau.
LOUGA WEB MÉDIAS