L’interdiction du festival de Jazz de Saint-Louis et l’ouverture du Dak’Art à la Une ce mercredi

La presse sénégalaise de ce mercredi accorde un traitement de faveur à la culture, insistant sur l’interdiction du 24ème Festival international de Jazz de Saint-Louis (11-16 mai 2016) pour menaces terroristes, et sur l’ouverture de la 12ème Biennale de l’art contemporain de Dakar (Dak’Art).
«Festival de Jazz de Saint-Louis : Le Préfet interdit la manifestation», écrit Le Soleil dans sa manchette.

Commentant cette annulation du festival de Jazz de Saint-Louis, L’As donne «les dessous d’un arrêté controversé».

«C’est la consternation et la désolation chez les organisateurs qui étaient en pleins préparatifs de la 24ème édition. Cet évènement inscrit sur l’agenda culturel des grands rendez-vous, n’aura pas lieu cette année», explique L’As.

Mais pour Le Quotidien, «l’Etat coupe le pont aux terroristes». «Interdiction de la 24ème édition du festival international du Jazz : Le Jazz en danger», note Sud Quotidien.

Revenant sur l’ouverture de la Biennale des arts contemporains de Dakar (3 mai-2 juin 2016), Le Soleil informe que «l’Etat porte sa participation à 500 millions F CFA», et que le Gouvernement est ouvert aux innovations sur le statut de Dak’Art.

Pour l’avenir de la Biennale, Le Témoin souligne que «Macky Sall appelle à une médiation constructive».

«Le Dak’Art s’ouvre dans une grande cacophonie», constate Le Populaire. Ce qui fait dire à EnQuête : «Les couacs d’une rentrée».

Le Témoin revient sur la signature de l’Accord de défense entre Dakar et Washington, et estime que «le Sénégal offre une base militaire aux Américains».

«Les GI’S s’installent à Dakar. Un privilège de présence française vieille de 66 ans bousculé», note le journal.

De son côté, Le Populaire parle d’Alioune Ndao, inculpé pour apologie du terrorisme et des liens avec des mouvements djihadistes.

«8 heures d’audition pour l’imam terroriste», titre Le Pop, précisant qu’Alioune Badara Ndao a été entendu sur le fond par le Doyen des juges de 9h à 17 h.

Nos confrères expliquent que ses co-accusés, dont Mokhtar Diokhané, extradé du Niger, vont aussi être entendus.

«Auditionné par le Doyen des juges : Imam Ndao se lave du péché terroriste», titre L’Observateur, dans lequel journal, l’accusé rejette : «Je ne suis pas terroriste. Je ne connais aucun de mes co-inculpés. Aucun téléphone satellitaire n’a été trouvé par devers moi. Je suis adepte de la paix. Je suis victime de mes prêches».

Sud Quotidien profite de la journée mondiale de la liberté de la presse d’hier pour faire une radioscopie d’une profession en danger et note que «les acteurs interpellent Macky» et plaident pour le vote du Code de la presse.

De Touba, l’ancien ministre libéral, Me Madické Niang parle des retrouvailles libérales annoncées par Macky Sall, et soutient que «Wade ne sera pas un obstacle au dialogue».

«Mise à profit des cérémonies pour poser des actes politiques : Macky clone Wade. De Baye Mamoune Niasse à Aïda Ndiongue…», écrit EnQuête.

Parlant de la politique infrastructurelle et la demande sociale, Rewmi écrit : «Macky Sall à mi-mandat, où en est-il ?».

La traque des biens mal acquis revient à la Une de Libération qui informe que «les experts de la CREI (Cour de répression de l’enrichissement illicite) tirent la langue» car, ils courent derrière près de 500 millions F CFA en honoraires.

Selon le journal, cela a pour conséquence une 5ème prorogation de l’instruction du dossier d’Aïda Ndiongue.

La Tribune consacre sa Une à un condamné par la Crei et note que l’artiste «Coumba Gawlo chante la grâce pour Karim».