L’installation de «l’Etat-major du Oui» au référendum par la majorité présidentielle à la Une

L’installation, hier, par le Chef de l’Etat, Macky Sall, de son équipe de campagne pour le référendum, dénommée «Etat-major du Oui», occupe la Une de la presse de ce vendredi.
«Rencontre de Benno Bokk Yaakaar : Macky Sall lance la machine contre le Non», écrit Le Quotidien dans sa manchette, à côté de Libération qui qualifie «Macky Sall de chef de guerre».

«Référendum du 20 mars : Macky installe son Etat-major», titre L’Observateur, donnant la parole au «chef» qui lance : «Nous sommes plus nombreux et plus forts».

Ce journal souligne que les alliés du président, Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng et Amath Dansokho «chargent l’opposition».

«Objectif des 170 alliés du président : Submerger le Non», écrit L’Observateur.

Revenant sur cette rencontre entre Macky et ses alliés, L’As note que «la grande offensive pour le Oui lancée».

«L’opposition doit subir la politique que nous mettons en œuvre, que ça plaise ou pas. Nous devrons quitter Dakar, faire le travail de proximité, le porte-à-porte», lance Macky à ses alliés.

Pour le triomphe du Oui, Le Témoin constate que «la machine de guerre de Benno s’ébranle».

«Nos adversaires sont dans le crypto-personnel», dit Tanor Dieng, alors que Niasse «tourne en dérision les partisans du Non», et Dansokho promet : «Ce sera ma dernière campagne».

«Macky «installe son Etat-major», titre Sud Quotidien, à côté du Soleil qui informe que «les contours du projet (de réforme constitutionnelle) expliqués aux alliés» appelés à «resserrer les rangs pour un Oui massif».

«Macky s’en prend aux opposants…et envoient les généraux au front», écrit Le Populaire.

A la Une de La Tribune, Amath Dansokho, président honoraire du Parti pour l’indépendance et le travail (Pit, mouvance présidentielle), estime que «si le Non l’emporte, le Pds tentera de déstabiliser le pays» car, les libéraux sont de connivence avec des forces obscures.

La polémique sur le Oui et le Non fait la Une du Quotidien qui parle du «référendum au Parti socialiste».

Dans ce journal, Me Bocar Thiam, maire socialiste d’Ourossogui (Nord) estime qu’après le référendum, il faut exclure Aïssata Tall Sall qui prône le Non.

«Parti socialiste : Un parti sans leadership», écrit Rewmi à sa Une, alors que Direct-Info révèle que «la question du financement des partis politiques et des mouvements citoyens (est) zappée» du projet de réforme constitutionnelle.

En faits divers, Le Populaire parle de contrefaçon de signes monétaires et informe que «plus de d’un milliard en faux devises et cfa saisi». Selon le journal, le coup de filet a eu lieu jeudi à 1h du matin à l’Unité 26 des Parcelles assainies, à Dakar, et que deux hommes sont placés en garde à vue.

A la Une de Stades, Khalilou Fadiga, ancien international sénégalais de football reparle du mondial de 2002. «On savait, dit-il, qu’on allait battre la France. Perdre contre la France aurait été une humiliation. Notre génération était exceptionnelle. Diouf et moi, on est différent».