L’hippopotame tueur de Gouloumbou fait fuir les pêcheurs…

Faute de pouvoir se débarrasser de l’hippopotame tueur qui les empêche de pratiquer la pêche, les habitants de Gouloumbou vont produire leurs poissons hors du fleuve.
Dans le cadre du suivi des projets de promotion des emplois verts initié par le ministère de l’Environnement et du développement durable, une visite a été effectuée à Gouloumbou par la direction du Financement vert au ministère de l’Environnement pour se rendre compte de l’avancement des travaux de construction des bassins piscicoles. Selon le directeur M. Amadou Lamine Diagne, il s’agit ici de permettre aux populations de réduire leurs fréquentations dans le fleuve.
A Gouloumbou, le choix de la pisciculture est motivé par un hippopotame qui depuis des années tue des personnes qui s’aventurent dans le fleuve. Ce projet de construction d’étangs permettra de diminuer la présence des personnes tentées de se rendre au bord du fleuve et cela, sans porter grandement préjudice à leurs activités quotidiennes et génératrices de revenus, comme en particulier la pêche.
Le but est de construire 5 étangs qui vont permettre de produire du poisson sur place et de cette manière, permettre de réduire les risques qu’encouraient les populations en se rendant au fleuve où vit un hippopotame tueur. Et selon les techniciens du ministère de l’Environnement, chaque bassin pourrait produire une tonne de poissons deux fois dans l’année. Ce qui a fait dire au directeur du Financement vert qu’en moyenne, une dizaine de tonnes de poissons seront produites annuellement dans la zone si toutes les conditions sont réunies.
Ce qui garantirait beaucoup d’emplois, ce dont se sont déjà félicitées les populations de la zone, désœuvrées en ce moment du fait de la présence de l’hippopotame qui les a chassés de leur lieu de travail.