L’évêque de Thiès invite à ‘’servir l’homme’’ et à ‘’entendre les cris du monde rural’’

L’évêque de Thiès, Mgr André Guèye, a rappelé lundi que servir Dieu ‘’signifie avant tout servir l’homme’’, soulignant que servir l’homme au Sénégal, ‘’c’est entre autres, sans calcul ni démagogie, entendre les cris et prendre en compte les préoccupations du monde rural particulièrement’’.
‘’(…) Servir Dieu signifie avant tout servir l’homme qui est le chemin qui conduit vers lui (…) Nous y appelons instamment aussi tous les décideurs, nos responsables, nos concitoyens, les partenaires et tous les hommes et femmes de bonne volonté : tous au service de l’homme’’, a dit Mgr Guèye dans son homélie à l’occasion du 127e pèlerinage marial de Poponguine.

Selon lui, servir l’homme au Sénégal signifie ‘’beaucoup de choses que nous pouvons faire, beaucoup d’actions, chacun selon ses moyens, ses dons, mais surtout selon ses devoirs et ses responsabilités’’.

Pour l’évêque, ‘’servir l’homme chez nous, c’est entre autres, sans calcul ni démagogie, entendre les cris et prendre en compte les préoccupations du monde rural particulièrement’’.

‘’C’est lutter contre la pauvreté non pas par des théories et des discours, mais en actes et en vérité. Servir l’homme aujourd’hui au Sénégal, c’est œuvrer pour une répartition plus équitable de la richesse nationale’’, a ajouté Mgr Guèye.

Il a invité les uns et les autres à ne pas oublier ‘’les paysans du Sénégal des profondeurs qui ne connaissent pas de syndicat’’.

‘’N’oublions pas non plus tous ceux qui accèdent difficilement au microphone ou qui n’ont pas de route et même pas de piste à bloquer pour faire entendre leurs revendications’’, a-t-il lancé.

Pour Mgr Guèye, ‘’aujourd’hui, servir l’homme au Sénégal, c’est aussi favoriser l’accès de toutes les populations aux services minimums de la santé et de l’éducation de qualité ; c’est favoriser l’accès à l’eau et à l’électricité’’.

Rendre service à l’homme, ‘’c’est protéger les valeurs du mariage et de la famille agressées par toutes sortes d’intérêts, pour ne pas dire idéologies; c’est soutenir les familles démunies des campagnes et des périphéries’’.

Il s’agit aussi, a-t-il dit, de ‘’protéger les enfants contre toutes formes de violence et d’exploitation’’, de ‘’redonner à notre jeunesse l’espoir de lendemains meilleurs ici dans notre pays, pour son développement et éradiquer ainsi la tentation bien souvent fatale de l’émigration’’.

Rendre service à l’homme, ‘’c’est mettre en avant les valeurs de justice, de vérité et d’honnêteté en lieu et place des compromissions de toutes sortes, de la combine et de la corruption qui gangrènent notre société et menacent notre destin commun’’, selon l’évêque.

‘’C’est promouvoir et protéger le bien commun, même dans sa plus immédiate et matérielle expression, comme le respect et l’ordre dans l’occupation et la gestion de la rue publique (…) en commençant par le respect de la liberté d’autrui, de sa foi, de son identité et de sa dignité’’, a-t-il souligné.

Selon lui, ‘’quel que soit notre rang, quelle que soit notre fonction, nous avons tous mission de servir et non de nous servir, ou de nous faire servir’’