Les violences dans la campagne pour le Référendum au menu des quotidiens du jeudi

Plusieurs journaux quotidiens notent « l’escalade » de la violence dans la campagne pour le référendum de dimanche portant sur la révision de la Constitution, principal sujet en exergue dans la livraison de jeudi de la presse quotidienne.

« Le pire a été évité hier (mercredi) à Touba où les deux camps du « oui » et du « non » se sont affrontés au croisement 28. Des coups de feu ont été tirés », rapporte le quotidien L’Observateur.

À l’origine de cette situation, écrit le journal, des affrontements violents entre les partisans du +oui+ et le mouvement +Réthiou+ qui bat campagne pour la +non+ » au référendum de dimanche, portant sur la révision de la Constitution.

« Moustapha Cissé Lô a encore fait parler de lui. Sa voiture a été saccagé, son cortège caillassé par les jeunes du mouvement « Reccu » », écrit La Tribune. « Cissé Lô dégaine et tire en l’air », note le quotidien Enquête.

« La violence électorale gagne Touba », constate Le Populaire, selon lequel cette situation est partie d’une attaque contre le député Moustapha Cissé Lô, un membre en vue de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir) dont la sécurité a riposté « par des coups de feu ». M. Lô, 2e vice-président de l’Assemblée nationale, a porté plainte, signale le journal.

« Heureusement, aucun blessé ni mort n’a été enregistré », relève le journal Le Quotidien. « On a frôlé le pire (…) entre partisans de Moustapha Cissé Lô et ceux du courant du non », indique Enquête. « Les deux camps ont dû leur salut à l’intervention de la police », ajoute Walfquotidien.

« Coups de feu à Touba, coups de colère à Guédiawaye », affiche La Tribune. « À l’approche du référendum prévu le 20 mars, c’est la montée d’adrénaline dans les états-majors du pouvoir et de l’opposition où chacun fourbit ses armes pour remporter la bataille », ce quoi amène les deux camps à se livrer à « un duel épique où tous les coups sont permis’’, commente ce quotidien.

« Le nombre des attaques physiques enregistrées, au cinquième jour de campagne pour le référendum du 20 mars, lors de rassemblements politiques, dépasse déjà la dizaine. Certaines scènes de violence ont fait plusieurs blessés. A ce jour, plusieurs localités sont déjà touchées par ce phénomène qui relègue au second plan, le débat d’idées », résume Sud Quotidien.

La campagne n’en bat moins son plein, avec notamment le président de la République qui poursuit sa tournée dans les familles religieuses. « Une mission pour lever les équivoques », note par exemple L’As, selon lequel Macky Sall « ne ménage aucun effort pour sensibiliser les chefs religieux sur les enjeux du référendum ».

Dans les foyers religieux, poursuit ce journal, il « a tenté de lever l’équivoque sur les supposés droits que le projet de révision constitutionnelle réserve aux homosexuels et sur la laïcité. Reste à savoir si le chef de l’Etat sera entendu par le peuple ».

Macky Sall semble lui-même en donner la réponse. Si l’on en croit le quotidien national Le Soleil, le président de la République est « sûr de la victoire du « oui » », après ses déplacements à Thiès, Mbour, Fatick et Kaolack.