Les terres du Domaine national ne doivent pas être réservées uniquement à l’Etat

Les organisations paysannes, la société civile et les ONG souhaitent que les terres du domaine national ne soient pas exclusivement immatriculées au nom de l’Etat, pour une préservation des intérêts des acteurs, paysans, pasteurs et éleveurs, a soutenu, lundi, à Thiès, El Hadji Thierno Cissé, assistant à la Fédération des ONG du Sénégal (FONGS).

« L’option d’une immatriculation généralisée des terres est rejetée par les acteurs’’, favorables à « un régime exceptionnel » qui permettrait que les situations soient étudiées au cas par cas, a-t-il déclaré à l’issue d’un atelier ayant réuni les membres du FONGS, du CONGAD, des organisations de la société civile et du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR).

De cette manière, a indiqué M. Cissé, les paysans et éleveurs auraient la possibilité de « jouir de la terre pour leurs activités agricoles et autres », et de son côté, l’Etat « peut immatriculer les terres à tout moment, si l’intérêt général l’exige, pour la réalisation d’un projet d’utilité publique, avec un droit d’usage ».

Selon lui, cette rencontre a permis des échanges entre les acteurs sur le processus de la réforme foncière, en cours depuis 2012 et pilotée par la Commission nationale de la réforme foncière (CNRF).

Il a dit que de l’avis des acteurs de la question foncière, ’’les grandes décisions’’ de ce processus de réforme, devraient être soumises à la base, avant que le texte final ne soit déposé sur la table du gouvernement, pour que paysans, pasteurs, éleveurs et agriculteurs puissent s’imprégner de « la totalité » du document.