Les quotidiens du samedi toujours à fond sur la libération de Karim Wade

La libération dans la nuit de jeudi à vendredi de Karim Wade, ancien ministre libéral, condamné en mars 2015 à six ans de prison et à une amende de plus de 138 milliards f cfa pour enrichissement illicite, occupe toujours la Une des quotidiens de ce samedi.

Le Quotidien qui rappelle que Wade-fils a bénéficié d’une grâce présidentielle écrit que 24 heures après sa sortie de prison, «Karim se libère» en affirmant : Mon parti a besoin du plus grand nombre pour une victoire aux législatives».

«Du Qatar, Karim parle», note Le Populaire dans sa manchette.

«La libération de Karim de A à Z», titre L’Observateur, tentant d’expliquer l’arrivée du jet privé qui a conduit Karim au Qatar et comment Macky a verrouillé son décret.

Commentant le voyage de Wade-fils au Qatar, L’As explique «les détails d’un exil forcé». «Mon vœu le plus cher était d’aller à la rencontre des Sénégalais, mais les conditions de ma sortie de prison en ont décidé autrement», dit Karim dans L’As.

Ses propos ne convainquent pas La Tribune qui s’interroge : «Karim contraint à l’exil ?»

Direct-Info consacre sa Une à une autre interrogation : «Extirpé de prison par le Qatar-Que cache une telle libération ?»

Toutes choses qui poussent EnQuête à faire état d’un «Protocole de Doha».

Sur l’affaire Karim Wade, de la mise en demeure par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) à la grâce par Macky Sall, Sud Quotidien parle d’ «un feuilleton, mille visages !»

Quoi qu’il en soit, Walfadjri note déjà que «Karim (est) à la conquête du pouvoir».

Dans Le Populaire, Idrissa Seck, leader du parti Rewmi réagit à la libération de Karim et dénonce «un deal international».

«Ignoble que le président ait voulu trouver à ce deal une couverture politique», dit M. Seck dans Sud Quotidien.

Revenant sur le procès hier du meurtrier de l’étudiant Bassirou Faye, en août 2014 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, EnQuête informe que «le policier Boughaleb écope de 20 ans de travaux forcés».

«20 ans de travaux forcés au meurtrier de Bassirou Faye. Le policier Sidy Mohamed Boughaleb devra payer 50 millions f cfa à la famille de l’étudiant, l’Etat reconnu civilement coupable. Le tribunal quadruple la peine de cinq ans demandée par l’Avocat général», explique Le Populaire.