Les quotidiens du Samedi à fond sur la tournure politique de l’affaire Lamine Diack

Les révélations de Lamine Diack, ancien président de l’Iaaf, devant des enquêteurs de l’Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales, soutenant que l’argent de la corruption d’athlètes russes dont il est soupçonné a servi à financer une campagne électorale en2012 au Sénégal, occupent la Une des quotidiens de ce samedi.

L’As qui qualifie ces révélations de «graves aveux de Diack sur le scandale de corruption à l’Iaaf», estime que «la bombe Lamine le Macky».

Ce journal rappelle que l’ex-patron de l’Iaaf aurait reçu 1,5 million d’euros de la Russie pour financer la campagne électorale de l’opposition en 2012.

«Pape Massata Diack (son fils) donnait des pots de vin à certains membres de l’Iaaf», note L’As, dans lequel journal, le mis en cause dément : «Qu’on ne me prête pas d’avoir financé la campagne électorale du président Sall».

Quoi qu’il en soit, les «Libéraux exigent la démission du Chef de l’Etat».

«Lamine Diack : L’aveu et le déluge», titre Le Témoin, relayant les propos de l’ancien président de l’Iaaf devant les enquêteurs : «J’ai continué à me battre pour que Wade soit battu. Les jeunes et l’opposition ont reçu l’argent russe».

Nos confrères redonnent la parole à Lamine Diack qui soutient : «Je n’ai vu Macky Sall qu’après sa victoire contre Wade. Pas avant».

Sur ces révélations de l’ex-président de l’Iaaf, Le Quotidien fait état de «Diackpot de la corruption» et précise que «Pape Massata Diack était l’intermédiaire».

Selon L’Observateur, avec les révélations du journal Le Monde et de Médiapart, «la France éclabousse le Sénégal».

«Niasse cité dans une affaire de corruption au Burundi et en Rdc», note le journal, à côté de Direct-Info qui souligne que «Niasse (président de l’Assemblée nationale, est) mouillé» dans une corruption au Burundi et en Rdc avec une concession achetée à bas prix et des délais d’attribution très court.

Libération plonge le Mouvement «Y’en a marre dans la marre» pour financements occultes de Lamine Diack.