Les quotidiens du mercredi commentent toujours l’affaire Lamine Diack

L’affaire Lamine Diack, éclatée vendredi dernier, avec le journal français Le Monde qui avait publié, avant de se rétracter, que l’ex-président de l’’Iaaf avait soutenu devant les enquêteurs avoir reçu l’argent de la corruption de la Russie pour financer la campagne électorale de 2012 au Sénégal, continue de dominer la une des quotidiens sénégalais.
Ainsi, Le Quotidien revient sur la sortie médiatique du fils de Lamine Diack, Massata, dont le père place au cœur du système de corruption à l’Iaaf.

«Le fils dément son père : Massata prend un autre couloir», écrit Le Quotidien à sa Une.

Dans ce journal, l’ex-consultant en marketing de l’Iaaf soutient : «Je n’ai pas reçu l’argent des Russes».

Selon Sud Quotidien, «Pape Massata Diack sort de sa réserve» et précise : «Je n’ai reçu aucun argent des mains de Valentin Balakhnikev».

Dans L’Observateur, Massata qualifie cette corruption supposée comme «le plus gros mensonge du sport mondial».

Pour Grand Place, «Le Monde enfonce les Sénégalais» avec un mail compromettant envoyé à Pape Massata Diack et qui fait tomber Nick Davies, directeur de cabinet du nouveau président de l’Iaaf.

Ce qui fait dire à Libération qu’il y a des rebondissements dans l’affaire Lamine Diack avec «deux nouvelles enquêtes ouvertes».

A l’origine, le journal fait remarquer le mail envoyé par Nick Davies à Massata, poussant le directeur de cabinet du patron de l’Iaaf à se mettre en retrait.

L’As traite de l’arrestation d’Oumar Sarr dans le cadre de cette affaire Diack, accusé qu’il est de faux et usage de faux, et de diffusion de fausses nouvelles.

«Le Pds lance une plateforme de guerre !», note L’As à sa Une.

«Oumar Sarr inculpé dans sans la levée de son immunité parlementaire : Forfaiture d’Etat ?», s’interroge EnQuête.

Dans ce journal, le professeur de Droit pénal, Ndiack Fall, estime que «l’immunité parlementaire d’un député doit être levée avant toutes poursuites judiciaires».

Une idée partagée par le professeur Mady Boireau qui, eu égard à la levée en 2013 de l’immunité d’Oumar Sarr dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis, soutient : «La levée d’une immunité ne peut être perpétuelle et concerner toutes les infractions».