Les quotidiens commentent la liste d’Aliou Cissé pour Sénégal-Burundi

Certains journaux évoquent en priorité, ce mercredi, la liste de 23 joueurs publiée mardi par Aliou Cissé pour la première journée des éliminatoires de la CAN 2017.
Le sélectionneur des Lions a publié la liste des joueurs avec lesquels il jouera le 13 juin contre le Burundi. Ce sera la première sortie officielle d’Aliou Cissé, nommé sélectionneur de l’équipe nationale A de football du Sénégal, au début de l’année.

Stades constate qu’ »il y a une révolution douce en équipe nationale du Sénégal », puisque « Aliou Cissé se passe des services de plusieurs ténors de la Tanière », dont Papiss Demba Cissé, Dame Ndoye, Moussa Sow et Diafra Sakho.

Comme d’autres journaux, il signale le retour en sélection nationale d’Henri Saivet, Pape Alioune Ndiaye, Khadim Ndiaye et Victor Bindia. Amara Baby est sélectionné pour la première fois dans la sélection sénégalaise.

« A 26 ans (…) le binational natif de Blanc-Mesnil, en banlieue parisienne, n’entend point adopter une posture contemplative. Amara veut durablement intégrer la Tanière », rapporte Stades, qui publie une interview de l’intéressé.

« Des trentenaires envoyés à la retraite », titre Waa Sports, qui pense que « le temps des ruptures » est arrivé pour l’équipe du Sénégal.

Ce journal estime que « la liste qu’Aliou Cissé vient de proposer pour Sénégal-Burundi (…) ramène le football sénégalais à ses réalités ». « Se retrouver avec quatre joueurs de Ligue 2 française (Abdoulaye Diallo, Zarco Touré, Cheikh Ndoye et Amara Baby) dans le groupe (…) a de quoi faire redescendre les prétentions à un niveau soutenable », analyse Waa Sports.

L’Observateur évoque « les premières embrouilles » en équipe nationale, sous la direction de Cissé, en faisant état de « ses relations difficiles avec Djilobodji, Dame Ndoye, Kouyaté et d’autres joueurs », qui n’ont pas été sélectionnés.

« Les joueurs le surnomment Yahya Jammeh », une allusion faite au président gambien jugé autoritaire, et « son bureau est baptisé la CREI », du nom d’une juridiction sénégalaise jugée répressive, ajoute L’Observateur, au sujet du sélectionneur du Sénégal.

« Neuf absents, quatre nouvelles têtes, deux retours (…) Le sabre de l’ancien capitaine devenu coach n’a pas manqué certaines têtes », commente le même journal, qui retient de la sélection des joueurs la leçon suivante : « Quoi choisit élimine. »

La priorité revient à d’autres sujets chez une partie de la presse quotidienne.

Le Témoin Quotidien consacre un dossier à « la série noire » vécue par les cambistes, à Dakar. « L’affaire des cambistes délestés de près de 160 millions de francs CFA (…) la semaine dernière s’ajoute à la longue série d’épreuves de banditisme dont sont victimes les ‘monnayeurs’ de Dakar », écrit ce journal. « Les cambistes, cibles du grand banditisme », titre-t-il.

Sud Quotidien aussi s’intéresse aux faits divers : les meurtres, les viols, les agressions et les vols. Ce journal fait remarquer que « de jeunes délinquants ont choisi la voie la plus lâche pour survivre : la violence ».

Le greffier en chef du tribunal départemental de Pikine, Assane Seck, révèle qu’ »en matière criminelle, le tribunal de Dakar est alimenté par Pikine ».

M. Seck affirme, en parlant de dossiers liés à la violence, que le tribunal départemental de Pikine a transmis au tribunal régional de Dakar 140 affaires et a pris en charge 87 autres, « rien qu’en janvier 2015 ». En mars dernier, 176 dossiers liés à la violence ont été transférés de Pikine au tribunal régional de Dakar, et 92 autres traités « sur place », selon le greffier.

Ces statistiques font croire à Sud Quotidien que « la banlieue [est] l’otage des bandits ».