Les précisions du Fmi sur le taux de croissance du Sénégal à la Une

Les quotidiens parus vendredi traitent largement des précisions du Fonds monétaire international (Fmi) sur le taux de croissance annoncé à 6,4% par Amadou Bâ, ministre de l’Economie, et répété par le Chef de l’Etat, Macky Sall, lors de son message de nouvel an.

«Taux de croissance du Sénégal : Le Fmi contredit le Sénégal», titre Le témoin, à la Une duquel journal, «l’institution de Bretton Woods parle de 5,9 en 2016, contre 6,4% annoncé par le ministre de l’Economie et des Finances».

Sur le même sujet, La Tribune écrit que «le Fmi douche Macky Sall» et que «la Banque mondiale enfonce le clou».

«Taux de croissance économique du Sénégal : Le Fmi rectifie Amadou Bâ», note Sud Quotidien. Ce journal précise que le Fmi revoit à la baisse ce taux, soit 1,3% de moins par rapport aux prévisions de l’Etat.

«Dans son dernier rapport paru hier 7 janvier et daté du 15 décembre 2015, le Fmi crédite le Sénégal d’un taux de croissance de 5,1% en 2015 et de 5,9% en 2016».

A la Une de Libération, Boileau Loko, représentant résident du Fmi au Sénégal revient sur ce taux de croissance et précise : «Nous n’avons pas contredit le Sénégal. L’estimation de 5,1% a été faite sur la base des données disponibles à la date du 15 décembre 2015».

Le Quotidien s’intéresse à la présidence de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et fait état de «bras de fer au sommet» avec le poste du Sénégalais, Hadjibou Soumaré qui est convoité par le Niger.

Mais ce journal indique que «le président Macky Sall résiste aux assauts de Issoufou».

Le journal EnQuête consacre sa Une au rapport 2014 de la Cellule nationale de traitement des informations financières et indique : «Dakar, terre de blanchiment».

Ce journal souligne que «130 dossiers de la Centif ont été déposés sur la table du Procureur, entre 2005 et 2014, et que selon le rapport de la cellule, l’argent du terrorisme ne circule pas encore au Sénégal.

L’Observateur s’intéresse à la nomination d’un conseiller spécial du Premier ministre et estime que «Moubarack Lô ravale son vomi».

«Il rejoint l’Etat après l’avoir quitté en 2013 avec fracas. Son ambition en août 2014 était d’alterner Macky pour mettre Idy à la tête de l’Etat», rappellent nos confrères de L’Obs.

De l’avis de La Tribune, «Moubarack revient par la petite porte».

L’Obs parle également de cette suspension à vie de Pape Massata Diack par l’Iaaf, suite au scandale de dopage et de corruption.

«Iaaf : Pape Massata Diack suspendu à vie», indique EnQuête.