Les Niayes seront érigées en zone agricole spéciale

L’élaboration du Schéma directeur d’aménagement et de développement du territoire de la zone Dakar-Thiès-Mbour a pour objectif global d’établir une vision d’ensemble du devenir de cette conurbation et de concevoir les priorités stratégiques ainsi que les options d’aménagement et de développement les plus pertinentes face aux enjeux économiques et démographiques.
Le document qui a été soumis à l’approbation de la Commission nationale d’aménagement du territoire apporte une véritable bouffée d’oxygène à la région des Niayes, victime d’agressions de toutes sortes et dont la moindre n’est pas l’avancée du front urbain. Selon le ministre de la Gouvernance locale, du développement et de l’aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, un des dispositifs de ce schéma d’aménagement consiste en un outil innovant destiné à juguler ces risques.
«Le dispositif va produire un outil extrêmement important qui nous permettra, en amont de l’activité de décision, de voir s’il est possible de s’installer dans tel point précis de la zone pour telle activité. Ce pilotage par un outil est révolutionnaire et va éviter de prendre des décisions sans connaître toutes les implications sur l’ensemble du territoire.»
Concrètement, Serigne Dia, directeur du Développement territorial à l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat), souligne qu’il s’agit d’accorder un statut particulier à ce poumon de la région du Cap-Vert.
«On a proposé que cette zone des Niayes soit érigée en zone agricole spéciale. Une zone où on va prendre des mesures juridiques pour préserver l’activité agricole et où on va imaginer prendre des mesures incitatives pour encourager les exploitants agricoles à œuvrer dans cette activité et maintenir la croissance et l’étalement de l’habitat autour des noyaux villageois. Et faire en sorte d’éviter qu’il y ait de nouveaux lotissements et des programmes d’aménagement de grande envergure. A la place, il faut privilégier des programmes qui vont être liés directement à l’activité agricole», dit-il. Globalement, le plan d’aménagement prévoit 115 actions à mettre en œuvre.