Les inscriptions fictives sur les listes électorales à la Une des quotidiens

La position de la Commission électorale nationale (CENA) sur l’existence présumée de bureaux d’inscription fictifs sur les listes électorales fait partie des sujets les plus en vue dans la livraison de vendredi de la presse quotidienne.
Au terme d’une visite de terrain qui a conduit une équipe de la CENA dans les quatre départements de Dakar, le président de la CENA, Doudou Ndir, s’est entretenu avec des journalistes pour
les assurer du fonctionnement normal des commissions administratives chargées des inscriptions sur les listes électorales dans la région de la capitale, rapporte Le Soleil.
« L’opposition n’a aucune raison de douter de la sincérité des commissions électorales et de la franchise de la mission qui leur est assignée », assure Doudou Ndir dont les propos sont résumés par Waa Grand Place.
Le président de la CENA a précisé que ses équipes n’ont pas constaté de cas de fraude « contrairement aux accusations de confection illégale de cartes d’identité et d’électeur numérisées brandies par l’opposition », indique le même journal.
Le Témoin quotidien affirme plutôt que la CENA « conforte l’opposition » et sa « thèse d’une fraude au niveau de la confection des cartes nationales d’identité dénoncée récemment par les principaux partis de l’opposition ».
Doudou Ndir, son président, « n’est pas d’accord sur le système mis en place pour la confection des cartes d’identité », relève le même journal. Il « a confirmé que les accusations de l’opposition sur l’existence de bureaux +inappropriés+ de confection de cartes nationales d’identification étaient bien réelles », signale de son côté La Tribune.
« L’opposition a raison » et ses « accusations étaient réelles », affirme-t-il dans des propos que ce journal lui attribue à sa Une. « Nous ne savons pas comment fonctionne la commission d’inscription des cartes nationales d’identité », différente de celle d’inscription sur les listes électorales, fait valoir Dou Ndir dans les colonnes de Rewmi quotidien.
« Certaines choses que les opposants déplorent existent bien », renchérit le président de la CENA à la Une du quotidien Libération. M. Ndir « a demandé à toutes les composantes politiques de faire la part des choses entre la commission d’inscription sur les cartes nationales d’identité et la commission de révision sur les cartes d’électeur », renseigne ce quotidien.
Selon cette publication, le président de la CENA a toutefois tenu à relever que « toutes les conditions doivent être réunies afin de mettre les acteurs à l’aise surtout que certains manquements que dénoncent les opposants existent bel et bien ».
Il a ensuite « sévèrement savonné les partis politiques très prompts à critiquer alors qu’ils ne sont jamais présents dans les commissions d’inscription sur les listes électorales », rapporte de son côté le quotidien L’As.
« Doudou Ndir, qui déplore l’attitude des populations consistant à attendre toujours le dernier moment pour assiéger les commissions d’inscription, dégage toute responsabilité dans l’affaire des cartes d’identité dénoncée par l’opposition », ajoute-t-il.
Il déclare, dans des propos rapportés par Sud Quotidien, que la révision ordinaire des listes électorales de l’année 2015, dont la clôture est prévue pour aujourd’hui, vendredi, « a été marquée par une +absence massive+ des partis politiques dans les commissions administratives chargées des inscriptions ».
D’autres quotidiens traitent d’une variété de sujets d’actualité, à l’image du quotidien Le Populaire faisant état des premières pluies reçues à Dakar, pour le compte de l’hivernage 2015-206, avec leurs lots de désagréments.
« Premières pluies, premiers dégâts », affiche ce journal, évoquant à sa Une le cas de Kaffrine, une commune du centre du Sénégal, sinistrée suite à ces premières précipitations. Le journal relaie ensuite la réaction du maire de Kaffrine, qui « tempête » contre le président Macky Sall.
Selon lui, ce dernier « semble abandonner ce programme d’urgence de recasement et de restructuration, ce qui dénote d’un manque de sérieux, d’une absence de conviction dans la vision » de la part d’une « autorité versatile ».
« Début d’hivernage difficile à Dakar » également, rapporte Walfadjri. Les « fortes précipitations » enregistrées jeudi soir dans la capitale sénégalaise, « conjuguées aux délestages, n’ont pas été sans conséquences sur la circulation routière », écrit Walfadjri.
Enquête ouvre sur le « casse-tête » représenté par les marchands ambulants pour les différents régimes sénégalais, de Abdoulaye Wade à son successeur Macky Sall. Le journal Le Quotidien révèle lui un nouveau « scandale » foncier à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar (LSS) de Dakar, où deux titres fonciers « risquent de provoquer des remous (…) ».
« Désaffectés par un décret, ils devaient servir de lotissement administratif partiel, en vue du recasement des parcelles impactées par les servitudes aéronautiques dans les zones industrielles et commerciales de l’aéroport LSS. A l’arrivée, ce sont de hauts fonctionnaires et des ministres qui se sont partagé les parcelles », fait savoir Le Quotidien.
Direct Info, enfin, annonce deux prises d’otages en 48 heures dans la région de Sédhiou (sud), des actions imputées à la branche du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, rébellion) favorable au chef indépendantiste Salif Sadio.