Les enseignants de l’Université de Thiès font un débrayage

Après plusieurs semaines de grève pour réclamer des infrastructures qui leurs sont propres, les enseignants de l’Université de Thiès avaient suspendu leur mouvement d’humeur à la suite d’actes posés par l’Etat et des promesses fermes de réaliser les infrastructures. Hier, ils ont déterré la hache de guerre en observant un débrayage à 9 heures avant de tenir un point de presse, en présence de toute la communauté universitaire en l’occurrence les étudiants, les enseignants dans leur diversité syndicale, les personnels techniques et de service. Ils soutiennent qu’il s’agit, à travers ce mouvement d’humeur, de rappeler aux autorités l’urgence de la construction et de l’équipement de locaux.
Créée depuis 2007, l’université de Thiès n’a toujours pas de locaux propres, malgré les promesses. Et pour fonctionner, l’institution dispose de 19 bâtiments loués à travers la ville et qui engloutissent pratiquement tout le budget. A cela, s’ajoutent les problèmes d’insécurité liés à cette location. En atteste le début d’incendie qui s’est déclaré avant-hier mercredi au niveau de l’IUT. A l’origine, une installation électrique défectueuse, mais que l’université ne peut pas réparer car il s’agit de locaux loués. C’est ainsi que la communauté universitaire de Thiès a exigé la construction et l’équipement de locaux propres et menacé de passer à la vitesse supérieure si rien n’est fait. La communauté, a par ailleurs, dénoncé «l’instabilité à la tête de l’Université avec 4 Recteurs entre 2010 et 2014 alors que le mandat d’un Recteur doit durer au moins 4 ans».