Les «ennuis judiciaires» de trois directeurs de publication à la Une de la presse

Les quotidiens parus mercredi accordent un traitement de faveur à la garde-à-vue de Mohamed Guèye, directeur de publication du journal Le Quotidien pour violation du secret d’instruction dans l’affaire de l’artiste Thione Seck, à l’arrestation puis la libération d’Alioune Badara Fall, directeur de publication de L’Observateur qui a récemment publié des informations exclusives sur la mission controversée de soldats sénégalais en Arabie Saoudite, ainsi qu’à l’audition de Mamadou Wane, directeur de publication du journal EnQuête, après la publication par son site internet (lignedircete.sn) d’un article traitant du plan de mutation dans l’armée sénégalaise.
«Sale temps pour la presse», écrit L’As dans sa manchette, soulignant que Mohamed Guèye qui n’a pas eu la chance de ses confrères, est gardé-à-vue à la Section de recherches (SR) de la Gendarmerie de Colobane, où est convoqué ce matin Alioune Badara Fall.

Traitant de ce sujet, Le Quotidien parle d’un «bouclage à la section de recherches».

«Opération d’intimidation», titre EnQuête, rappelant que ce sont trois directeurs de publication qui sont cuisinés par les hommes en bleu.

«Presse en otage», lit-on à la Une de L’Observateur qui déplore ces «auditions tous azimuts à la Gendarmerie», qualifiées par Le Populaire de «sale temps pour les Dirpub».

«Interpellations des Dirpub du Quotidien et de L’Obs : Le monstre se réveille», écrit Walfadjri.

Dans ce journal, «un rescapé raconte l’horreur» la prise d’otage d’exploitants forestiers, la semaine dernière à Sédhiou (Sud). «Pendant trois, on n’a ni mangé ni bu. On dormait à même le sol, sous la pluie», confie ce rescapé.

Sur la libération des otages de Sédhiou, Le Soleil informe à sa Une que «l’Etat dément avoir payé une rançon» estimée par certains à 1 million FCFA, et que «les trafiquants de tous ordres seront traqués».

Au même moment, Libération traite de l’ «enlèvement» de quatre enfants à Guédiawaye et parle de «la légende de Touba Bagdad».

«Le +ravisseur+, Mor Talla Niang, a recueilli et nourri les enfants qui s’étaient perdus. C’est grâce à ses avis payés et diffusés sur la radio Rail-Bi Fm que les enfants ont été retrouvés», explique Libération.

«Affaire des quatre enfants de Guédiawaye : L’histoire d’un vrai faux enlèvement», titre La Tribune, dans lequel journal, les enfants soutiennent : «Nous n’avons jamais été ligotés ni maltraités».

L’As consacre sa Une à un autre fait divers relatif au meurtre de l’étudiant Bassirou Faye, en août 2014, dans le campus universitaire de Dakar et informe que «les policiers obtiennent un non-lieu».

Le contrôle des appels téléphoniques intéresse Le Témoin qui note que «la Sonatel dit oui à l’ARTP». «La Sonatel a accepté l’application du Décret présidentiel visant à instaurer un contrôle sur les appels téléphoniques, mettant fin ainsi à ce qui a été présenté comme un bras de fer avec l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp)», expliquent nos confrères.

Un autre bras de fer relayé par Le Populaire oppose la société de transports publique (Dakar Dem Dikk) aux usagers qui refusent toute augmentation de 50 F CFA sur le ticket. Selon le journal, «usagers et consuméristes se braquent contre DDD».

A quelques jours de la fête de la Korité, le même journal plonge dans les ménages et met en exergue ce cri de cœur des femmes qui estiment que «l’argent ne circule pas».