Les acteurs locaux, informés sur les recommandations du comité des droits de l’enfant

La Coalition Nationales des Associations et des organisations en Faveur de l’Enfant (CONAFE) Kédougou vient d’organiser au profit des acteurs locaux un atelier de partage des recommandations du comité des droits de l’enfant.

Ces différentes recommandations font suite au dépôt par le Sénégal du 2ème, 3ème et 4ème rapport périodique sur la Convention des droits de l’enfant. Notre pays  a déposé son rapport initial en 1994 et son 1er rapport périodique en 2004), constitue une contribution citoyenne, de la Coalition Nationale des Associations et ONG en Faveur de l’Enfant (CONAFE Sénégal), sur la portée et les limites des droits de l’enfant.

A l’issue de l’examen du Rapport de l’Etat, un document intitulé Observations Finales du comité des droits de l’enfant a été publié officiellement. Le comité demande en général au pays concerné de faire en sorte que le rapport soit facile d’accès pour le public et que les observations finales s’y rapportant soient diffusées dans les langues officielles, auprès des organismes publics, du corps judiciaire, des ONG et autres membres de la société civile et des sénégalais établis à l’étranger.

Il est toujours demandé à l’Etat de faire figurer dans son prochain rapport périodique, des informations détaillées sur les mesures adoptées pour donner suite aux recommandations contenues dans les Observations finales.

Selon les organes de surveillance, il peut aussi être demandé  à l’État de prendre les mesures appropriées pour que les recommandations soient aussi transmises au Parlement et aux autres autorités administratives compétentes pour examen et éventuellement application. Les observations finales fournissent des recommandations concrètes afin d’améliorer la situation des droits de l’enfant.

Elles constituent donc un document public de référence très utile pour les défenseurs des droits des enfants afin de surveiller les actions de l’Etat et le suivi des recommandations du Comité.

Ces Observations finales peuvent être utilisés comme  une feuille de route des actions de l’Etat pour les 5 prochaines années, un document de référence pour planifier le travail,  un outil de plaidoyer de la société civile pour influencer l’agenda des  autorités étatiques pour mettre sur l’ordre du jour de l’Etat certaines questions prioritaires,  pour établir un dialogue et la coopération avec l’Etat sur la mise en œuvre de certaines mesures recommandées par le Comité.

C’est également une opportunité d’amener les collectivités à intégrer des lignes budgétaires relatives à la protection des droits de l’enfant dans la nomenclature de leurs programmes de développement.

Cependant, il est difficile de contrôler la façon dont l’Etat suit toutes les recommandations.  C’est pourquoi, il a été demandé aux différents acteurs de mettre le focus sur  les recommandations  qui nécessitent une action ou une collaboration des ONG pour amener l’Etat à les mettre en œuvre.  Il s’agit notamment des recommandations marquant une nouvelle avancée dans l’interprétation et l’application des droits de l’enfant, des recommandations dont la mise en œuvre peut être favorisée par un certain nombre de facteurs tels que l’intérêt politique du gouvernement de les hiérarchiser, les  recommandations dont la mise en œuvre peut être mesurée et les recommandations qui seraient ignorées par le gouvernement.

Ces recommandations étant partagées, à Kédougou, les acteurs pensent qu’il faut  prévoir des sanctions contre les parents qui ne déclarent pas leurs enfants à la naissance. Le Sénégal champion de la signature des conventions mais l’applicabilité pose problème. L’état civil pose beaucoup de soucis aux enfants  dont la carrière est sont sacrifiée. Cet acte  de négligence des parents mérite d’être criminalisé. Il a été demandé à tous les acteurs de la protection de l’enfance d’une forte mobilisation pour prendre en charge ces questions.

Adama Diaby à Kédougou pour xibaaru.com