L’enquête sur les jets de pierre sur le cortège présidentiel à la Une ce lundi

Les quotidiens parus lundi poursuivent la «visite mouvementée» du chef de l’Etat, Macky Sall, le 31 juillet dernier à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), en plongeant dans l’enquête sur les jets de pierre.

Revenant sur le caillassage du cortège de Macky Sall à l’Ucad, L’Observateur donne «les échos de la salle d’enquête» en informant qu’Oumar Sarr et Me Amadou Sall du Parti démocratique sénégalais (Pds, opposition) créditent la piste politique.

De l’avis de nos confrères de L’Obs, «l’Etat promet l’enfer aux fauteurs de troubles».

«Le pouvoir lance la traque aux jeteurs de pierres», écrit L aTribune à sa Une.

Ce qui fait dire à Libération que «l’enquête s’emballe». Dans ce journal, Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur estime que «ce qui s’est passé vendredi dernier à l’Ucad est inacceptable».

«Perturbation de la visite de Macky Sall à l’Ucad : Le Palais jette des pierres à l’opposition», lit-on à la Une du Quotidien.

Le journal souligne que les Renseignements généraux accusent le Pds et Rewmi, et que le Secrétaire général adjoint du Mouvement des élèves et étudiants libéraux figurent parmi les étudiants arrêtés.

De son côté, EnQuête fait état de défaillance dans le système des renseignements de l’Etat et parle de «sale temps pour la police». Le journal donne la parole à haut gradé de la police qui soutient qu’ «on aurait pu prendre des dispositions plus pointues, plus intelligentes, vu l’ambiance qui prévaut à l’université depuis deux ans».

Pendant ce temps, Le Populaire qui retourne à l’Ucad informe que «les étudiants sont entre honte et indignation» et que les auteurs des jets de pierres risquent la Cour d’Assises.

Sur l’annonce de l’ouverture du procès de Bassirou Faye, faite à l’Ucad vendredi dernier par le président de la République, Walfadjri affiche à sa Une «Macky, à côté de la plaque».

«Quand le président confond réquisitoire définitif et ordonnance de clôture», écrit Walf.

Accusé du meurtre de cet étudiant en août 2014 dans le campus social de l’Ucad au cours d’une manifestation d’étudiants, le policier «Tombon Oualy déballe» à la Une de L’As, en ces termes : «On veut me faire passer aux yeux de l’opinion comme un irréfléchi, un inculte, un anarchiste, un mercenaire, un cowboy. J’invite le coupable à se livrer avant qu’il ne soit trop tard».

Sud Quotidien attire l’attention sur l’exploitation anarchique des forêts casamançaises et indique «le désert avance».